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	<title>Le Billet du Trader &#187; Pour apprendre</title>
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	<description>Just another Publications Agora Sites site</description>
	<lastBuildDate>Fri, 03 Feb 2012 07:00:08 +0000</lastBuildDate>
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		<item>
		<title>Continuez à surveiller ces deux indicateurs de crise ! (1)</title>
		<link>http://lebilletdutrader.com/2012/02/01/continuez-surveiller-deux-indicateurs-crise-1/</link>
		<comments>http://lebilletdutrader.com/2012/02/01/continuez-surveiller-deux-indicateurs-crise-1/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 07:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mory Doré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pour apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[dépôts-overnight]]></category>
		<category><![CDATA[Euribor]]></category>
		<category><![CDATA[poids-LTRO-MRO]]></category>

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		<description><![CDATA[L'accalmie constatée depuis le début de l'année sur les dettes souveraines et en ce moment même sur les marchés, ne doit pas nous endormir. Rappelez-vous qu'il est essentiel de pouvoir suivre un certain nombre d'indicateurs économiques et financiers pour mesurer le niveau d'intensité de la crise. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table width="500" border="0" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td bgcolor="#F7F7F7" width="618">
<blockquote>
<p><strong><span style="color: #374f9f">Bilan des trades <em>LEVIER7</em> débouclés le 30 janvier 2011 :</span></strong></p>
<p style="padding-left: 30px"><strong>+17,76% </strong>sur le put 1599C CAC40<br /> <strong>-23,88% </strong>sur le put 2114C Schneider<br /> <strong>+31,37% </strong>sur le put 3159C Saint Gobain<br /> <strong>+7,25% </strong>sur le put J622Z Technip<br /> <strong>+36,00% </strong>sur le put R993B Peugeot</p>
<p><strong>Une solution existe</strong> pour ne plus se laisser balader par les marchés.</p>
<p>Soit vous ne changez rien et vous prenez le risque de vous faire broyer par la volatilité. Soit vous décidez d&#8217;utiliser vous aussi cette solution et de bénéficier ainsi <strong>d&#8217;<span style="text-decoration: underline">outils spécialement conçus</span> pour profiter de cette volatilité. <a href="https://secure.publications-agora.fr/TBT10/WTBTN201/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">Tous les détails sont ici !</a></strong></p>
</blockquote>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L&#8217;accalmie constatée depuis le début de l&#8217;année sur les dettes souveraines et en ce moment même sur les marchés, ne doit pas nous endormir.</p>
<p>Rappelez-vous qu&#8217;il est essentiel de pouvoir suivre un certain nombre d&#8217;indicateurs économiques et financiers pour mesurer le niveau d&#8217;intensité de la crise. Je vous avais décrit ces indicateurs les <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/11/17/les-indicateurs-de-crise-a-suivre-sur-les-marches-financiers/" target="_blank">17</a> et <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/11/18/indicateurs-permettant-mesure-degre-aversion-risque/" target="_blank">18</a> novembre derniers. Il est toujours aussi important de les suivre et de les comprendre pour savoir si les éléments suivants persistent :</p>
<ul>
<li>
<p>fonctionnement anormal du marché interbancaire ;</p>
</li>
<li>
<p>forte aversion au risque des investisseurs ;</p>
</li>
<li>
<p>psychologie fortement négative des marchés (peur, ventes paniques, écartement des fourchettes de cotation – les fameux <em>bid-ask</em>&#8230;)<strong> </strong></p>
</li>
</ul>
<p><strong><span style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small"><strong><span style="color: #374f9f">◊</span></strong></span> <span style="color: #374f9f">Rappel : vous avez deux types d&#8217;indicateurs à suivre</span><br /> </strong>D&#8217;une part, les quatre indicateurs <strong>qui permettent de mesurer le degré d&#8217;intensité de la crise de liquidité. </strong>Je ne vais pas revenir dans cet article sur la totalité d&#8217;entre eux donc si vous voulez avoir l&#8217;explication en intégralité, je vous renvoie à <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/11/17/les-indicateurs-de-crise-a-suivre-sur-les-marches-financiers/" target="_blank">mon article du 17 novembre</a>. Ces quatre indicateurs sont :<strong></strong></p>
<ul>
<li>
<p>le montant des <strong>dépôts <em>overnight</em></strong> (donc au jour le jour) des banques de la zone Euro à la BCE (on en parle beaucoup dans les médias et l&#8217;on va y revenir) ;</p>
</li>
<li>
<p>le <strong>spread entre l&#8217;Euribor 3 mois et le swap 3 mois contre Eonia</strong> – qui mesure les tensions sur le marché interbancaire ;</p>
</li>
<li>
<p>le niveau du <strong>basis swap Euribor contre Libor USD</strong> qui traduit les conditions plus ou moins faciles d&#8217;accès à la liquidité en dollar des banques européennes ;</p>
</li>
<li>
<p>le comportement de la BCE et <strong>le poids des LTRO</strong> (<em>long terme refinancing operations</em>) <strong>par</strong> <strong>rapport au MRO</strong> (<em>main refinancing operations</em>).<strong> </strong>On parle là aussi beaucoup ces derniers temps de ces opérations de refinancement et l&#8217;on va y revenir.</p>
</li>
</ul>
<p>Sur tous ces indicateurs, il se passe des opérations &#8220;anormales&#8221; qui traduisent l&#8217;intensité de la crise et l&#8217;importance du caractère de moins en moins conventionnel de la politique monétaire de la banque centrale. C&#8217;est aussi parce qu&#8217;il y a eu un massif LTRO 3 ans le 21/12/2011 que les investisseurs ont retrouvé un certain appétit pour le risque.</p>
<p>D&#8217;autre part, trois indicateurs permettant de <strong>mesurer le degré d&#8217;aversion au risque</strong>. Là aussi, pour l&#8217;analyse détaillée de ces trois indicateurs, je vous renvoie cette fois <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/11/18/indicateurs-permettant-mesure-degre-aversion-risque/" target="_blank">à mon article du 18 novembre</a>. Pour rappel donc, nous avons :</p>
<ul>
<li>
<p><strong>le VIX</strong>, indice de volatilité des actions US surnommé l&#8217;indice de la peur ;</p>
</li>
<li>
<p><strong>le spread entre les taux à 3 mois du marché interbancaire</strong> (Libor USD aux Etats-Unis, Euribor 3 mois en zone Euro) <strong>et le niveau des bons du trésor à 3 mois. </strong>Plus cet écart s&#8217;accroît, plus cela traduit des inquiétudes fortes chez les investisseurs. En effet, ils peuvent alors, de manière tout à fait irrationnelle, prêter à certains états jugés &#8220;sûrs&#8221; à des taux d&#8217;intérêt négatifs ! (c&#8217;est ce qui s&#8217;est passé en janvier lors des adjudications de papiers d&#8217;Etat allemands à court terme) ;</p>
</li>
<li>
<p><strong>le niveau de performance des banques sur les marchés financiers</strong> : aussi bien au niveau de leurs cours boursiers (et donc de leurs perspectives de résultats) qu&#8217;au niveau des leurs CDS (et donc de leurs perspectives de solvabilité).</p>
</li>
</ul>
<p>Tous ces indicateurs montrent et ont montré leur pertinence pour mesurer l&#8217;intensité de la crise. Or malgré l&#8217;accalmie relative de ce début d&#8217;année, le niveau de la plupart de ces indicateurs traduit toujours des tensions fortes et de nombreuses anomalies quant au fonctionnement normal des marchés financiers. Concentrons-nous alors sur deux indicateurs, très médiatisés en ce moment, pour voir ce qu&#8217;il en est :</p>
<p>1/ le montant des dépôts <em>overnight</em> à la BCE ;<br /> 2/ le poids des LTRO par rapport à celui des MRO dans les opérations de refinancement de la BCE.</p>
<p><strong><span style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small"><strong><span style="color: #374f9f">◊</span></strong></span> <span style="color: #374f9f">1/ Dépôts <em>overnight</em> à la BCE</span><br /> </strong>Ces dépôts quotidiens se situaient entre 250 et 300 Mds euros entre juillet et novembre 2011. Rappelez-vous qu&#8217;en octobre 2008, après le défaut de Lehman, ils étaient de 340 Mds euros. Or nous avons enregistré de nombreux pics ces dernières semaines : 452 Mds euros le 27/12/2011 ; montant déposé de près de 490 Mds euros le 12/01/2012 et montant record de 528 Mds euros le 17/01/2012 ! En janvier, le montant déposé tourne autour des 490 Mds euros. C&#8217;est énorme ! Cela veut dire que tout le système bancaire est bloqué car les banques refusent de se prêter entre elles et ne se font absolument pas confiance ! C&#8217;est encore pire qu&#8217;en 2008.</p>
<p>Pour ceux qui voudront suivre de plus près l&#8217;évolution des dépôts <em>overnight</em> des banques de la zone Euro à la BCE et se faire une idée des dysfonctionnements du marché interbancaire, vous pouvez télécharger sous format Excel les historiques de ces données quotidiennes (colonne &#8220;deposit facility&#8230;&#8221;) à partir du lien suivant : <a href="http://www.ecb.int/stats/monetary/res/html/index.en.html" target="_blank">http://www.ecb.int/stats/monetary/res/html/index.en.html</a></p>
<p>Pour bien comprendre la crise de confiance sans précédent dans laquelle évolue notre système bancaire européen, je vous donne ces quelques chiffres, pour comparaison :</p>
<ul>
<li>
<p>en période de fonctionnement tout à fait normal du marché monétaire (avant la crise des <em>subprime</em> par exemple), les montants moyens déposés par l&#8217;ensemble des banques de la zone se situaient entre <strong>100 M euros et 200 M euros seulement (millions d&#8217;euros !)</strong></p>
</li>
<li>
<p>En <strong>2006</strong> par exemple, la moyenne des dépôts a été de <strong>175 M euros</strong> (millions d&#8217;euros donc) ;<br /> En <strong>2007</strong>, début de la crise, ils sont montés à <strong>505 M euros ;</strong><br /> En <strong>2008</strong>, déjà, nous passions à <strong>50 Mds</strong> euros (milliards, ca y est, la barre est franchie) déposés en moyenne en <em>overnight</em> à la BCE ;<br /> En <strong>2009</strong>, ce montant passe à plus de <strong>109 Mds euros ;</strong><br /> En <strong>2010</strong>, c&#8217;est <strong>146 Mds euros</strong> qui sont déposés en <em>overnight</em> en moyenne ;<br /> En <strong>2011</strong>, nous repassons à <strong>102 Mds euros</strong> en moyenne, mais avec des pics à partir du mois d&#8217;août <br /> Et en <strong>2012</strong>, rien ne va plus, puisque sur janvier, nous en sommes à <strong>474 Mds euros en moyenne !</strong></p>
</li>
</ul>
<p>C&#8217;est dire à quel point la situation actuelle constitue le pire blocage de circulation de la liquidité qu&#8217;il nous ait été donné de voir !!! Au lieu de parler de crise de liquidité, parlons donc plutôt de crise de confiance car la liquidité au sens macroéconomique n&#8217;a jamais été aussi abondante (il suffit de regarder l&#8217;évolution du bilan des banques 31centrales dont celui de la BCE avec l&#8217;extraordinaire croissance de ce que l&#8217;on appelle la base monétaire – définie comme la somme de la monnaie émise et des réserves bancaires).</p>
<p>Vous l&#8217;avez compris : <strong>plus ces dépôts sont élevés, plus ils traduisent des dysfonctionnements importants du marché interbancaire</strong>.</p>
<p>Le pire, c&#8217;est que ces dépôts sont rémunérés sur la bas de la fourchette des taux directeurs de la BCE, soit 0.25% alors qu&#8217;elles empruntent souvent cette même liquidité au taux directeur REPO de 1% ! Cela veut dire que les banques préfèrent momentanément <em>perdre de l&#8217;argent</em> (portage négatif de 0.75%) sur une bonne partie de leur liquidité&#8230; et les réinvestissent sur des titres d&#8217;état périphériques (sur des maturités du LTRO relativement courtes, donc à fin 2014) et sur d&#8217;autres actifs dit &#8220;risqués&#8221; (obligataire corporate, obligataire high yield, actions&#8230;).</p>
<p>En tout cas, le jour où ce montant des dépôts <em>overnight</em> reviendra vers des niveaux de 100 Mds euros, on considérera que nous rentrons dans une période de réelle accalmie. Mais il faudra une décrue beaucoup plus sensible pour que l&#8217;on commence à parler de normalisation.</p>
<p>Je m&#8217;arrête là pour aujourd&#8217;hui. Nous verrons demain le poids des LTRO par rapport à celui des MRO dans les opérations de refinancement de la BCE. Je sais, ça a l&#8217;air technique, mais ne vous inquiétez pas, c&#8217;est en fait très facile à comprendre.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La troisième vague tueuse de Coppock est en formation</title>
		<link>http://lebilletdutrader.com/2012/01/26/la-troisieme-vague-tueuse-de-coppock-est-en-formation/</link>
		<comments>http://lebilletdutrader.com/2012/01/26/la-troisieme-vague-tueuse-de-coppock-est-en-formation/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 07:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Mayor</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Pour apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse-indicateur-Coppock]]></category>
		<category><![CDATA[Vague-tueuse-Coppock]]></category>

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		<description><![CDATA["La première blessure ne fera pas mal du tout/La seconde ne provoque que de l'étonnement/La troisième te fera tomber à genoux/Tu commenceras à saigner, je commencerai à hurler" Propaganda, Duel]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><em>&#8220;La première blessure ne fera pas mal du tout<br /> La seconde ne provoque que de l&#8217;étonnement<br /> La troisième te fera tomber à genoux<br /> Tu commenceras à saigner, je commencerai à hurler&#8221;<br /> </em>Propaganda, <em>Duel</em></p>
<p align="justify">Le génial Trevor Horn a créé les Buggles qui nous ont donné Video Killed The Radio Star et créé le concept de clip vidéo pour les chansons. Par la suite, il fera entre autres partie de Yes (&#8220;Owner of a lonely heart&#8221;) et Art of Noise&#8230; mais surtout il fondera le label ZTT Records qui lancera notamment Frankie Goes To Hollywood, Seal et Propaganda. Plus tard il lancera également le duo russe t.A.T.u. et produira Robbie Williams.</p>
<p align="justify">La chanson <em>Duel </em>de Propaganda compare les relations sentimentales à un combat singulier ; la première entaille au contrat paraît sans grandes conséquences. Le second coup de boutoir ne provoque pas davantage la panique, mais le troisième coup est fatal ; l&#8217;un se vide de son sang, tandis que l&#8217;autre jubile&#8230;</p>
<p align="justify">Il en va de même en finance, où toutes les bonnes choses vont par trois. Aujourd&#8217;hui, dans le rôle principal, <strong>l&#8217;indicateur de Coppock.</strong> <strong>Lorsque sa courbe prend une forme particulière, elle devient une &#8220;vague tueuse&#8221; ; après elle, les marchés perdent en moyenne 40% en 20 mois.</strong> L&#8217;une d&#8217;elles vient de se former&#8230;</p>
<p align="justify">Le S&amp;P 500 a subi 8 vagues tueuses au cours des 83 dernières années, selon les observations de Dominic Picarda, qui tient une chronique dans le <em>Financial Times.</em> A chaque fois, une chute monumentale a suivi ; -40% en 20 mois en moyenne.</p>
<p align="justify">Ces vagues se forment sur l&#8217;indicateur de Coppock, que son inventeur Edwin Coppock a construit dans l&#8217;optique de prévoir les retournements de marché – les transitions vers des phases haussières en particulier.</p>
<p align="justify">Son indicateur prend en compte le taux de variation du marché sur 14 mois, le taux de variation sur 11 mois et une moyenne mobile ajustée sur 10 mois de la somme de ces deux grandeurs. Pour dire les choses de manière simple : un marché haussier est annoncé lorsque l&#8217;indicateur passe au-dessus de la ligne du zéro. Inversement, une courbe baissière est une invitation à vendre.</p>
<p align="justify"><strong>Une vague tueuse commence justement par un signal de vente,</strong> puis l&#8217;indicateur repart à la hausse sans être passé sous la barre du zéro&#8230; avant de se retourner une nouvelle fois, pour de bon, et de s&#8217;enfoncer dans les profondeurs. <strong>Moins 40% en moyenne,</strong> je vous le rappelle ; or une vague tueuse de pigeons a commencé à se former en 2010.</p>
<p align="center"><strong><strong><span style="color: #374f9f"><a href="http://lebilletdutrader.com/elements/bdt/newsletter/images/graphs/120126_Coppock_indicateur_XL.gif" target="_blank"><img src="http://lebilletdutrader.com/elements/bdt/newsletter/images/graphs/120126_Coppock_indicateur.gif" alt="Graphique:Coppock indicator" width="460" height="378" border="0" /><br /> </a></span></strong></strong><em><span style="font-size: xx-small">Pour agrandir le graphique, cliquez dessus</span></em></p>
<p align="justify">Les cycles de marché sont marqués par une volatilité de plus en plus féroce ; c&#8217;est probablement la conséquence de la politique des autorités monétaires, qui s&#8217;entêtent à faire marcher la planche à billets à plein régime.<strong> Sachant que davantage d&#8217;argent adossé à rien sera imprimé si les indices basculent trop profondément, les investisseurs sont simplement encouragés à prendre davantage de risques.</strong></p>
<p align="justify">La première vague de la bulle Internet n&#8217;a pas fait mal, puisque tout le monde s&#8217;est réfugié dans la seconde, une bulle immobilière formée par l&#8217;argent aussi gratuit que factice. La troisième, actuellement en phase de putréfaction, pourrait mettre à genoux les pigeons qui ne s&#8217;y seront pas préparés. Les initiés, dont je fais partie, s&#8217;apprêtent à pousser le cri de la victoire. La vie est une chanson, comme l&#8217;observait si justement Mère Teresa&#8230;</p>
<table width="592" border="1" cellpadding="20">
<tbody>
<tr>
<td scope="col" bgcolor="#CCCCCC">
<p align="center"><em><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">OUI, la crise ravage toujours les marchés européens ;</span></em><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace"><br /> <em>OUI, la volatilité est difficile à gérer pour les investisseurs particuliers ;</em><br /> <em>OUI, il est peu probable que vous arriviez à faire des gains seul dans ce contexte&#8230;</em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace"><strong>Une solution existe</strong> pour ne plus se laisser balader par les marchés. Une solution qui a déjà permis à certains de nos lecteurs d&#8217;engranger des gains rapides de <strong>44,05%&#8230; 10,36%&#8230; 31,67%&#8230; 76,05%&#8230; en quelques jours seulement !</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">Soit vous ne changez rien et vous prenez le risque de vous faire broyer par la volatilité. Soit vous décidez d&#8217;utiliser vous aussi cette solution et de bénéficier ainsi <strong>d&#8217;<span style="text-decoration: underline">outils spécialement conçus</span> pour profiter de cette volatilité. Tous les détails sont <a href="https://secure.publications-agora.fr/TBT10/WTBTN110/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">ici</a> !</strong></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		</item>
		<item>
		<title>Les indicateurs permettant de mesurer le degré d&#8217;aversion au risque</title>
		<link>http://lebilletdutrader.com/2011/11/18/indicateurs-permettant-mesure-degre-aversion-risque/</link>
		<comments>http://lebilletdutrader.com/2011/11/18/indicateurs-permettant-mesure-degre-aversion-risque/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 07:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mory Doré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pour apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse-Vix-S&P500]]></category>
		<category><![CDATA[Indicateurs-mesure-aversion-risque]]></category>
		<category><![CDATA[spread-taux-3-mois-marché-interbancaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme promis hier, après vous avoir montré les indicateurs de l'intensité de la crise que je surveille, voici les indicateurs de peur sur les marchés. Il y a bien sûr le VIX, que vous connaissez certainement, mais j'utilise deux autres éléments comme vous allez le voir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="left">Avant d&#8217;entamer la suite de nos indicateurs de crise, je voulais juste vous informer que mon collègue, Charles Sannat, avait publié sur le site un article sur le fort risque de sortie de l&#8217;euro de l&#8217;Allemagne. Je ne sais évidemment pas si l&#8217;Allemagne sortira ou pas de la zone. Mais c&#8217;est une possibilité dont on entend de plus en plus parler, et il est vrai que les arguments ont du poids et font sens. Bon, ce n&#8217;est pas mon sujet ce jour, mais je vous conseille toutefois de <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/11/16/allemagne-risque-bel-et-bien-de-sortir-de-eurozone/" target="_blank">lire son article</a>.</p>
<p align="justify">Revenons à notre sujet.</p>
<p align="justify">Comme promis hier, après vous avoir montré les indicateurs de l&#8217;intensité de la crise que je surveille, voici les indicateurs de peur sur les marchés. Il y a bien sûr le VIX, que vous connaissez certainement, mais j&#8217;utilise deux autres éléments comme vous allez le voir.</p>
<p align="justify">Et bien sûr, je vous expliquerai, ce qui vous intéresse le plus : en fonction de tous ces indices, comment gérer votre portefeuille.</p>
<p align="justify"><span style="color: #cccccc"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em><span>◊</span></em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">1/ Il faut, en premier lieu, surveiller le VIX – l&#8217;indice de la peur</span><br /></span></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span>Cet indice est le baromètre de volatilité des marchés actions US. D&#8217;un point de vue technique, il est calculé en faisant la moyenne des volatilités sur les principaux prix d&#8217;exercice des options d&#8217;achat (<em>CALLS</em>) et de vente (<em>PUTS</em>) sur l&#8217;indice <a title="S&amp;P 500" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S&amp;P_500" target="_blank">S&amp;P 500</a>.</p>
<p align="justify"><span style="color: #cccccc">_____________________</span><span style="color: #333333;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: xx-small"><span style="color: #cccccc"><em>Pour vous aider dans vos trades</em></span></span><span style="color: #cccccc">______________________</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif"><strong><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">Une série gagnante pour notre spécialiste !</span></strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">Sébastien Duhamel revient en force&#8230; Après une période aussi troublée que les marchés, notre spécialiste a réajusté sa stratégie et <strong>les gains pleuvent: 46,3%, 54,05%, 51,16%&#8230; 76,05% !</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace"><a href="https://secure.publications-agora.fr/TBT10/WTBTMB06/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">Découvrez vite sa stratégie et assurez-vous de ne pas manquer les prochains !</a></span></p>
<p><span style="color: #cccccc;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small">_________________________________</span></p>
<p align="justify">Plus ce niveau de volatilité est élevé, plus les marchés sont gagnés par la peur, l&#8217;aversion au risque et un degré de pessimisme élevé sur différentes thématiques. Ils craignent de mauvais résultats des entreprises (craintes micro-économiques peu impactantes), craintes macro-économiques de récession mondiale ; craintes de risques systémiques (défauts bancaires, défauts souverains&#8230;).</p>
<p align="justify">Vous pouvez voir sur le graphique ci-dessous que les pics sur l&#8217;indice VIX correspondent à des évènements marquants.</p>
<p align="center"><a href="http://lebilletdutrader.com/elements/bdt/newsletter/images/graphs/111118_VIX_XL.gif" target="_blank"><img src="http://lebilletdutrader.com/elements/bdt/newsletter/images/graphs/111118_VIX.gif" alt="Graphique VIX" width="444" height="307" border="0" /></a><br /> <em><span style="font-size: xx-small">Pour agrandir le graphique, cliquez dessus</span></em></p>
<p align="justify"><span style="color: #cccccc"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em><span>◊</span></em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">2/ Surveillez le <em>TED spread</em></span><br /></span></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span>Une autre manière d&#8217;analyser l&#8217;aversion au risque est d&#8217;observer <strong>le <em>spread </em>entre les taux à 3 mois du marché interbancaire</strong> (Libor USD aux Etats-Unis, Euribor 3 mois en zone euro) <strong>et le niveau des bons du trésor à 3 mois</strong> dans ces mêmes zones (Treasury Bill 3 mois aux Etats-Unis, Bubill 3 mois en Allemagne, BTF 3 mois en France).</p>
<p align="justify">On appelle désormais l&#8217;écart entre ce taux interbancaire et le taux des bons du Trésor le<strong> <em>TED SPREAD </em></strong>(abréviation à l&#8217;origine sur le marché US de <strong>T</strong>reasury et d&#8217;<strong>E</strong>uro<strong> D</strong>ollar).</p>
<p align="justify">Le suivi de cet indicateur de marché est doublement pertinent : plus le <em>spread</em> est élevé comme aujourd&#8217;hui, plus cela signifie non seulement que les tensions sur le marché interbancaire sont fortes mais aussi que les investisseurs favorisent les bons du Trésor en tant que valeur refuge.</p>
<p align="justify"><span style="color: #cccccc"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em><span>◊</span></em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">3/ La performance du secteur bancaire</span><br /></span></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span>Eh oui&#8230; cela vous semble évident, mais les performances des banques sur les marchés financiers est un indicateur précieux. Cela me permet de &#8220;sentir&#8221; les craintes des intervenants à plus ou moins long terme. Certes, il y a des sur-réactions, et ce secteur est extrêmement volatil ces temps-ci. Mais justement : une forte volatilité des bancaires joue un peu comme le VIX et nous montre le degré d&#8217;aversion au risque des intervenants.</p>
<p align="justify">Il faut donc regarder aussi bien leurs cours boursiers (et donc de leurs perspectives de résultats) que le niveau des CDS bancaires (et donc de leurs perspectives de solvabilité).</p>
<p align="justify"><span style="color: #cccccc"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em><span>◊</span></em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">Conséquences : vers une réallocation d&#8217;actifs sur des refuges temporaires</span><br /></span></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span>Le suivi de ces paramètres et indicateurs peut permettre, moyennant rigueur et discipline, de prendre des positions de trading et d&#8217;investissement opportunistes sur des horizons de temps assez courts (jour, semaine, quinzaine, mois).</p>
<p align="justify">Tout écartement <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/11/17/les-indicateurs-de-crise-a-suivre-sur-les-marches-financiers/" target="_blank">du <em>spread</em> Euribor/Swap eonia, du basis swap euros/USD</a>, du Ted Spread ou toute hausse violente du VIX va donc se matérialiser par des comportements de panique et des réallocations temporaires de portefeuilles sur les marchés. Voilà pourquoi nous parlons de refuges temporaires.</p>
<div align="justify">
<ul>
<li>Sur le marché des changes, <strong>le franc suisse</strong> (avant l&#8217;arrimage à l&#8217;euro sur les niveaux de 1,20 depuis le 06/09/2011) <strong>et le yen ont tendance, durant ces épisodes, à s&#8217;apprécier brutalement.</strong></li>
</ul>
<p>Ceci est dû à la mémoire des investisseurs qui associent l&#8217;aversion au risque au débouclement des <em>carry trade</em> initiés entre 2004 et 2007 au détriment du CHF et du JPY. Rappelez-vous. A l&#8217;époque, Jérôme Revillier vous en parlait <a href="http://lebilletdutrader.com/2009/11/12/carry-trade/" target="_blank">dans ses articles</a>, l&#8217;absence d&#8217;aversion au risque conduisait au jeu préféré suivant : emprunts de CHF et de JPY à des taux très bas, ventes de ces devises contre USD et autres devises à haut rendement afin de capter un portage positif immédiat. Le retour de l&#8217;aversion au risque a conduit les <em>hedge funds</em> en fortes pertes pratiquant le <em>carry trade</em> à déboucler leurs positions en rachetant massivement à découvert le JPY et le CHF. C&#8217;est ce qui s&#8217;est violemment passé en 2008 et 2009 et, aujourd&#8217;hui, à tort ou à raison, tout regain d&#8217;aversion au risque est très souvent synonyme d&#8217;appréciation du JPY et du CHF.</p>
</div>
<p align="justify"><strong>C&#8217;est un peu absurde car l&#8217;on se réfugie sur ces devises uniquement par rapport à des effets de mémoire.</strong></p>
<div align="justify">
<ul>
<li>Sur le marché des taux US, il n&#8217;y a pas que les bons du trésor à court terme qui offrent un &#8220;refuge&#8221;. Il y a aussi un refuge massif sur les emprunts d&#8217;Etat US à long terme avec l&#8217;idée sous jacente qu&#8217;il s&#8217;agit des actifs les plus liquides du monde et donc mobilisables en cas de grave crise de liquidité sur les marchés financiers.</li>
</ul>
</div>
<p align="justify">Là encore, nous sommes en pleine absurdité puisque<strong> ces investissements en actifs libellés en USD ignorent totalement la faiblesse des fondamentaux </strong>de l&#8217;économie américaine ou les inquiétudes sur l&#8217;état des finances publiques US. On se souvient, par exemple, que le <em>downgrading</em> par S&amp;P de la note US en août 2011 avait provoqué une forte aversion au risque chez les investisseurs du monde entier&#8230; Mais au lieu de vendre les emprunts d&#8217;Etats US, ils s&#8217;étaient au contraire réfugiés sur cette classe d&#8217;actifs !</p>
<ul>
<li>
<div align="justify">En zone euro, il y a dans ces périodes d&#8217;aversion au risque (même lorsque celle-ci n&#8217;est pas exclusivement liée à la crise des dettes souveraines périphériques), <strong>refuge des investisseurs vers les dettes publiques à long terme du &#8220;core&#8221; Europe</strong> et surtout vers le Bund allemand à 10 ans au détriment des dettes périphériques.</div>
</li>
</ul>
<p align="justify">Mais attention, il y aura tôt ou tard des limites à l&#8217;investissement en titres d&#8217;Etat uniquement pour des raisons liées à l&#8217;aversion au risque.</p>
<p align="justify"><span style="color: #cccccc"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em><span>◊</span></em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">A moyen et long termes : orientez-vous vers ces VRAIS refuges</span><br /></span></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span>A plus long terme, il faut s&#8217;attendre à des réallocations vers des valeurs refuges durables.<strong> Ce sera la revanche des actifs réels (or, matières premières).</strong></p>
<p align="justify">D&#8217;autre refuges moins surévalués prendront le relais : l&#8217;or encore et toujours (malgré son parcours fortement haussier et surtout parce qu&#8217;en tant qu&#8217;actif réel, il ne peut y avoir de bulle) ; des titres <em>corporate</em> aux fondamentaux solides ; des supports indexés sur l&#8217;inflation ; des titrisations <em>cash</em> adossées à des actifs tangibles décotés et bénéficiant d&#8217;un regain d&#8217;intérêt ; voire des actifs émergents (souverains, <em>corporate, equity</em>).</p>
<p align="justify"><strong>De manière générale, nous croyons toujours que les actifs réels se vengeront et performeront donc pour de bonnes raisons :</strong> <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/10/04/fesf-le-pari-de-inevitable-monetisation/" target="_blank">monétisation à outrance</a> ; <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/11/16/allemagne-risque-bel-et-bien-de-sortir-de-eurozone/" target="_blank">craintes inflationnistes</a>&#8230; Surtout que les évolutions économiques dans les marchés émergents finiront par transformer les excès de liquidité en hausses fortes des prix des biens et des services et non plus seulement en hausse des prix de certains actifs financiers ; période prolongée de taux d&#8217;intérêt réels négatifs&#8230;</p>
<p align="justify"><strong>De l&#8217;autre côté, les perspectives de rentabilité des actifs financiers seront durablement faibles :</strong> absence de croissance forte (l&#8217;endettement public et privé ne pouvant plus soutenir artificiellement la croissance) ; nécessité de resolvabilisation des Etats et des banques ; phénomènes extra-économiques : aversion au risque et contraintes réglementaires et prudentielles obligeant à sous-pondérer les actifs financiers.</p>
<p align="justify">Vous l&#8217;avez compris, il va sans doute falloir revoir, dans les prochains temps, l&#8217;allocation globale de votre portefeuille.</p>
<p align="justify"><em>[Ndlr : c'est EXACTEMENT là-dessus que travaille en ce moment Simone Wapler pour la sortie de sa prochaine nouvelle lettre d'investissement. Je ne vous en dis pas plus pour l'instant, mais regardez bien vos e-mails dans les prochains jours... Les VRAIS refuges sont de retour !]</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les indicateurs de crise à suivre sur les marchés financiers</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 07:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mory Doré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pour apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[crise-liquidité]]></category>
		<category><![CDATA[écart-de-spread]]></category>
		<category><![CDATA[indicateurs-de-crise]]></category>
		<category><![CDATA[marchés-interbancaires]]></category>

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		<description><![CDATA[On me demande souvent si la crise économique et financière que nous vivons gagne ou perd en intensité. En suivant ces quelques conseils, vous allez donc pouvoir surveiller l'intensité de la crise, et faire les arbitrages utiles pour préserver votre portefeuille... ou encore mieux : profiter de la crise !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">On me demande souvent si la crise économique et financière que nous vivons gagne ou perd en intensité. Mais, bizarrement, on ne me demande plus <em>quand</em> ni <em>comment</em> on va en sortir. Comme si l&#8217;on avait intégré une culture de la crise et que l&#8217;on s&#8217;y résignait.</p>
<p align="justify">Il est vrai que cette crise est inédite et sans précédent. Du moins&#8230; dans nos sociétés occidentales contemporaines. Les solutions traditionnelles de politique économique sont inefficaces au regard du déficit de confiance vis-à-vis de la finance et du déficit de fonctionnement des marchés financiers. Le marché interbancaire et le marché obligataire des dettes souveraines de la zone euro sont paralysés.</p>
<p align="justify">Donc il est important de suivre un certain nombre d&#8217;indicateurs économiques et financiers (données statistiques, valorisation d&#8217;instruments financiers, paramètres de marché) quotidiennement, hebdomadairement ou, le cas échéant, mensuellement pour savoir où l&#8217;on en est quant au niveau d&#8217;intensité de cette crise. Ces indicateurs doivent nous permettre de mesurer :</p>
<div align="justify">
<ul>
<li>les dysfonctionnements dans le fonctionnement des marchés financiers (paralysie par exemple du marché interbancaire et crise de liquidité) ;</li>
<li>la forte aversion au risque des acteurs financiers ;</li>
<li>les phénomènes de peur, panique ou mimétisme.</li>
</ul>
</div>
<p align="justify">On peut regrouper ces indicateurs en deux thématiques fortes :</p>
<div align="justify">
<ul>
<li>l&#8217;évaluation de la crise de liquidité du système bancaire ;</li>
<li>le niveau d&#8217;aversion au risque et l&#8217;importance de la réallocation des portefeuilles vers les actifs jugés (à tort ou à raison) sans risques.</li>
</ul>
</div>
<p align="justify">En suivant ces quelques conseils, vous allez donc pouvoir surveiller l&#8217;intensité de la crise, et faire les arbitrages utiles pour préserver votre portefeuille&#8230; ou encore mieux : profiter de la crise !</p>
<p><span style="color: #cccccc">_______________________________</span><span style="color: #333333;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: xx-small"><span style="color: #cccccc"><em>Pour vous aider dans vos trades</em></span></span><span style="color: #cccccc">________________________________</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif"><strong><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">Avez-vous ces cinq valeurs en portefeuille ?</span></strong> <span style="font-family: Courier New,Courier,monospace"><br /> </span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">Elles pourraient être la clé des profits en 2011, <em><span style="text-decoration: underline">malgré la crise</span></em> : solidement, facilement et en toute simplicité. Mettez-les au fond de votre portefeuille, oubliez-les&#8230; et rendez-vous en fin d&#8217;année pour voir où en sont vos profits !</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace"><a href="https://secure.publications-agora.fr/VFO10/WVFOMB13/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">Tout est là&#8230;</a></span></p>
<p><span style="color: #cccccc;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small">____________________________________________________________________________________________________</span></p>
<p align="justify"><strong>Je privilégie quatre indicateurs de nature très différente qui me permettent d&#8217;apprécier objectivement le degré d&#8217;intensité de la crise de liquidité.</strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #cccccc"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em><span>◊</span></em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">1/ Ce que l&#8217;on appelle les dépôts <em>overnight</em> des banques à la BCE</span><br /> </span></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span>Il s&#8217;agit des sommes que les banques déposent à la BCE chaque jour&#8230; et qu&#8217;elles ne prêteront donc pas aux autres banques. Elles déposent entre 250 et 300 milliards d&#8217;euros dans la conjoncture actuelle – contre un sommet de 340 milliards d&#8217;euros en septembre 2008 lors du défaut de Lehman. Sauf que, théoriquement, elles ne déposent que 20 à 40 milliards en période de fonctionnement normal du marché monétaire&#8230;</p>
<p align="justify">Vous aurez compris que, plus ces dépôts sont élevés, plus ils traduisent des dysfonctionnements importants du marché interbancaire : les banques préfèrent stocker leur liquidité à la banque centrale que se prêter entre elles ou financer l&#8217;économie.</p>
<p align="justify"><span style="color: #cccccc"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em><span>◊</span></em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">2/Ce que l&#8217;on appelle le <em>spread</em> entre l&#8217;Euribor 3 mois et le &#8220;swap 3 mois contre Eonia&#8221;</span><br /> </span></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span>Juste une petite parenthèse technique : l&#8217;Eonia est le taux représentatif des échanges interbancaires au jour le jour entre institutions financières. En clair, c&#8217;est le taux auquel se prêtent les banquent chaque jour. Le &#8220;swap 3 mois contre Eonia&#8221; est un instrument financier hors bilan (donc ne consommant pas de liquidité pour une banque) qui permet de transformer une dette ou un placement court terme à taux fixe en une dette ou un placement court terme à taux variable, en l&#8217;occurrence ici indexé sur l&#8217;Eonia.</p>
<p align="justify">Pourquoi je suis cet indicateur chaque matin ? Eh bien, on comprend intuitivement que plus ce <em>spread</em> (ou écart) est élevé, plus cela traduit des conditions de liquidité tendues. En effet, les évolutions du &#8220;swap 3 mois Eonia&#8221; sont déconnectées du contexte de liquidité des banques alors qu&#8217;au contraire le niveau de l&#8217;Euribor 3 mois est lié à l&#8217;offre et à la demande sur les échanges interbancaires à 3 mois. <strong>Donc plus la crise de liquidité gagnera en intensité plus les tensions seront fortes sur le taux interbancaire Euribor relativement au<em> swap.</em></strong></p>
<p align="justify">En temps de fonctionnement normal du marché monétaire, ce <em>spread</em> se situe autour de 15 points de base (bp) (0,15%) ; aujourd&#8217;hui ce <em>spread</em> évolue autour de 80 bp (0,80%).</p>
<p align="justify"><span style="color: #cccccc"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em><span>◊</span></em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">3/ Ce que l&#8217;on appelle le &#8220;basis swap Euribor&#8221; contre &#8220;Libor USD&#8221;</span><br /> </span></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span>Vous me suivez toujours ? bien. Voyons maintenant un instrument qui permet d&#8217;échanger des conditions de financement en euro en conditions de financement en USD.</p>
<p align="justify">En situation normale, <strong>le <em>basis swap</em> doit valoir autour de zéro.</strong> Cela signifie que le coût de liquidité sur une maturité donnée des emprunts en euro est voisin de celui des emprunts en dollar. Une banque européenne va par exemple emprunter sur 1 an en euro à Euribor 12 mois +0,20% ou sur 1 an en USD à Libor 12 mois USD +0,20%.</p>
<p align="justify">Or aujourd&#8217;hui, le <em>basis swap</em> 1 an EURUSD se situe autour de -50 bp, ce qui traduit les difficultés des banques européennes à se procurer des liquidités en USD outre-Atlantique. Le refinancement à 1 an en euro à Euribor 12 mois +0,20% <em>swappé</em> en USD devient alors un refinancement à 1 an en USD à Libor 12 mois USD +0,70% !</p>
<p align="justify"><span style="color: #cccccc"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em><span>◊</span></em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">4/ Comportement de la BCE et poids des LTRO (<em>long terme refinancing operations</em>) par rapport au MRO (<em>main refinancing operations</em>)</span><br /> </span></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span>Depuis mars 2008, la masse de liquidités allouées aux banques européennes chaque mois lors des opérations d&#8217;appels d&#8217;offres de la BCE se situe en moyenne autour de 565 milliards d&#8217;euros.</p>
<p align="justify">Avec une répartition très anormale puisque, je vous en avais déjà parlé quand je vous expliquais <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/10/28/banques-probleme-liquidite/" target="_blank">les risques de liquidité des banques</a>, 152 milliards le sont lors des opérations normales de refinancement à une semaine (les MRO) et 413 milliards le sont lors d&#8217;opérations de repos extraordinaires sur des durées de 1 à 12 mois (les LTRO). Soit une répartition MRO/LTRO de l&#8217;ordre de 27%/73% alors qu&#8217;historiquement sur la période 1999-2007 de fonctionnement normal du marché monétaire de la zone euro, cette répartition était de l&#8217;ordre 90%/10% !!!</p>
<p align="justify">Bien. Je vous laisse intégrer ces quatre indicateurs, et demain, nous verrons les indicateurs qui permettent de mesurer le niveau de peur des marchés et comment travailler votre allocation d&#8217;actifs en fonction.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Banques (2/2) : et le problème de liquidité alors ?</title>
		<link>http://lebilletdutrader.com/2011/10/28/banques-probleme-liquidite/</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 06:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mory Doré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Pour apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Banques-infos-liquidités]]></category>
		<category><![CDATA[infos-marché-interbancaire-BCE]]></category>
		<category><![CDATA[Solvabilité-banques]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous ai parlé hier du ratio de solvabilité, qui était évalué dans les stress tests. Mais, dans le monde des banques, il y a un autre "hic" : la liquidité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Je vous ai parlé hier du <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/10/27/banques-bientot-prochains-stress-tests-ratio-solvabilite/" target="_blank">ratio de solvabilité</a>, qui était évalué dans les <em>stress tests.</em> Mais, dans le monde des banques, il y a un autre &#8220;hic&#8221; : la liquidité.</p>
<p align="justify"><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em><span>◊</span></em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">Qu&#8217;est-ce que la liquidité d&#8217;une banque ?</span><br /> </span></strong></strong>Je vous en avais parlé dans mon article &#8220;<a href="http://lebilletdutrader.com/2011/10/05/pourquoi-votre-banque-a-besoin-de-votre-argent/">pourquoi vote banque a besoin de votre argent </a>&#8221; il y a quelques semaines. C&#8217;est tout simple. En fait, une banque utilise de l&#8217;épargne empruntée aux clients ou emprunte sur les marchés financiers de l&#8217;argent pour financer son activité de crédit.</p>
<p align="justify">Plus l&#8217;épargne de la clientèle est stable et de maturité longue (dit autrement : plus vous avez d&#8217;argent sur vos comptes et plus vous le laissez longtemps), ou plus l&#8217;argent emprunté sur les marchés l&#8217;est à long terme, alors plus la banque est dans une situation confortable en termes de liquidité. Elle a de quoi voir venir. Elle n&#8217;est pas dans l&#8217;angoisse d&#8217;aller rechercher fréquemment (tous les mois ou trimestres par exemple) de l&#8217;argent auprès des clients, auprès d&#8217;autres banques ou sur les marchés pour continuer à exercer sereinement son activité de prêts à l&#8217;économie.</p>
<p align="justify"><strong>La liquidité est donc un problème différent de la solvabilité.</strong> Un établissement financier peut être considéré comme solvable et suffisamment capitalisé mais faire faillite pour une autre raison : l&#8217;illiquidité !</p>
<p><span style="color: #cccccc">_______________________________</span><span style="color: #333333;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: xx-small"><span style="color: #cccccc"><em>Pour vous aider dans vos trades</em></span></span><span style="color: #cccccc">________________________________</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif"><strong><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">J&#8217;EN AI MARRE !!!</span></strong> </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">J&#8217;en ai <strong>ASSEZ</strong> d&#8217;entendre parler des déficits des Etats-Unis&#8230; de la monnaie papier contre l&#8217;or&#8230; des Triple A ou Triple Z&#8230; des problèmes des PIIGS&#8230; et autres théories économiques <strong>ENNUYEUSES</strong> sur lesquelles vous n&#8217;avez <strong>AUCUN</strong> contrôle.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">La vérité, c&#8217;est que si vous voulez faire des gains dans les marchés actuels, <em>rien de tout ça n&#8217;a d&#8217;importance !</em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace"><strong>Il suffit juste d&#8217;aller chercher les opportunités <span style="text-decoration: underline">ailleurs</span></strong> : <a href="https://secure.publications-agora.fr/AFX10/WAFXMA11/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">je vais vous montrer comment&#8230;</a></span></p>
<p><span style="color: #cccccc;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small">____________________________________________________________________________________________________</span></p>
<p align="justify"><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em><span>◊</span></em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">Il faut donc pouvoir stresser sa liquidité</span><br /> </span></strong></strong>Cet exercice de modélisation est excessivement difficile puisqu&#8217;il s&#8217;agit de mesurer la confiance que les clients ont en leur banque, la confiance des banques entre elles <strong>–</strong> en le système bancaire en général et en des établissements bancaires extrêmement différents.</p>
<p align="justify"><strong>Les exemples de Northen Rock en 2007 et de Dexia en 2011 montrent que la crise actuelle est aussi et surtout une crise de confiance,</strong> donc de capacité des banques à collecter de la liquidité auprès des clients et sur les marchés. <strong>C&#8217;est surtout la liquidité qui pose problème en fait – bien plus que la solvabilité. </strong>Rappelons que les ratios de solvabilité de Northen Rock et de Dexia sont tombés car ils ne pouvaient même plus refinancer à court terme leurs actifs (fermeture des marchés et fuite des dépôts clientèle).</p>
<p align="justify">Donc bien souvent, la plupart des crises sur les marchés financiers sont liées à des problèmes de liquidité. Plus précisément à l&#8217;impossibilité pour certains acteurs d&#8217;acheter des actifs financiers et/ou à l&#8217;obligation d&#8217;autres acteurs de vendre. Les raisons de cet état de choses sont multiples :</p>
<div align="justify">
<ol>
<li>excès d&#8217;endettement empêchant d&#8217;acheter des actifs financiers ;</li>
<li>perspectives de rentabilité des actifs financiers trop faibles au regard des coûts de financement des positions (donc absence d&#8217;acheteurs et présence de vendeurs) ;</li>
<li>règles prudentielles conduisant à des ventes forcées (respect de seuils limites, atteinte de <em>stop loss</em>) ;</li>
<li>contraintes commerciales conduisant à vendre pour faire face aux retraits de clients particuliers ou institutionnels, eux-mêmes soumis à diverses contraintes ;</li>
<li>contraintes comptables de pilotage du compte de résultat conduisant à vendre des actifs sains sur des plus-values pour financer les moins-values réalisées sur d&#8217;autres actifs.</li>
</ol>
<div align="justify"><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em><span>◊</span></em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">La BCE assure la liquidité&#8230; pour l&#8217;instant</span><br /> </span></strong></strong>Dans un monde idéal, lorsque les bilans bancaires seront suffisamment assainis et que la transparence et la simplicité seront revenues&#8230; le déficit de confiance du public vis-à-vis des banques et des banques vis-à-vis d&#8217;autres banques disparaîtra avec, à la clef, un retour progressif à la normale au niveau du fonctionnement du marché interbancaire. On en est encore loin aujourd&#8217;hui. <strong>La BCE continue à se substituer au marché interbancaire en injectant des liquidités en quantité illimitée dans le système</strong> et en mettant en place des appels d&#8217;offres extraordinaires sur des durées anormalement longues pour un institut d&#8217;émission.</div>
</div>
<p align="justify">Je vous explique. Le repo est l&#8217;opération par laquelle la banque centrale prête aux banques (les banques apportant en garantie ce que l&#8217;on appelle du collatéral : des créances commerciales éligibles ou des titres obligataires éligibles à ces refinancements de la banque centrale). Eh bien la BCE a annoncé début octobre un repo long terme 12 mois démarrage novembre 2011 et un repo long terme 13 mois démarrage décembre 2011 , censés permettre aux banques d&#8217;avoir des liquidités suffisantes pour le passage de fin d&#8217;année 2011 et le passage de fin d&#8217;année 2012).</p>
<p align="justify">Juste un chiffre pour illustrer cette anomalie. Depuis mars 2008, la masse de liquidité allouée aux banques européennes chaque mois lors des opérations d&#8217;appels d&#8217;offres de la BCE se situe en moyenne autour de 565 milliards d&#8217;euros. Or la répartition de cette somme est très anormale : 152 milliards le sont lors des opérations normales de refinancement à une semaine&#8230; mais <strong>413 milliards le sont lors d&#8217;opérations de repos extraordinaires sur des durées de 1 à 12 mois !</strong></p>
<p align="justify">Autre élément à prendre en compte : il ne suffit pas de stresser le prix de la liquidité ; il faut pouvoir également la stresser en volume et pouvoir apprécier un certain nombre d&#8217;éléments tels que :</p>
<div align="justify">
<ol>
<li>la réserve en titres liquides, sécurisés et très bien notés, de l&#8217;établissement et la capacité de ces titres à être facilement négociables y compris dans des situations de marché perturbées ;</li>
<li>les réserves excédentaires détenues auprès de la banque centrale ;</li>
<li>l&#8217;évaluation de la richesse du collatéral mobilisable (ce que les banques possèdent comme actifs ou prêts dans leurs bilans et qui peut être apporté en garantie pour obtenir des refinancements de la part de la banque centrale) ;</li>
<li>la qualité et l&#8217;importance des créances hypothécaires et des créances aux collectivités territoriales pouvant être adossées à l&#8217;émission d&#8217;obligations sécurisées (obligations foncières, obligations à l&#8217;habitat, <em>covered bonds</em>) ;</li>
<li>la stabilité et la diversification des ressources clientèle, la maturité moyenne de ces ressources, les clauses contractuelles&#8230;</li>
</ol>
</div>
<p align="justify">Sur ce sujet, <strong>des stress crédibles doivent montrer si oui ou non un établissement peut continuer à prêter et à financer l&#8217;économie</strong> (particuliers, PME..) même en cas de stabilité de la collecte d&#8217;argent ou de légères fuites des dépôts à vue en particulier. C&#8217;est-à-dire que si l&#8217;argent confié par les clients ne progresse pas – ou si l&#8217;on assiste à des retraits – et que malgré tout cela la banque continue à refinancer sans problème son activité de crédits, c&#8217;est plutôt bon signe quant à son profil de liquidité.</p>
<p align="justify">On sait donc aujourd&#8217;hui qu&#8217;il y a moins de risques à stresser des événements qui pourraient avoir une dimension systémique que de continuer à publier des <em>stress tests</em> satisfaisants mais peu crédibles quant aux tests réalisés sur la solvabilité et la liquidité des banques.</p>
<p align="justify">On nous dira que si l&#8217;on stresse des scénarios catastrophes, on risque de rentrer dans une spirale infernale de prophéties auto-réalisatrices. Pas forcément si l&#8217;on y associe des réponses fortes au niveau politique, institutionnel et au niveau de la recapitalisation des banques et de l&#8217;évolution de leur <em>business model. </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Banques (1/2) : bientôt les prochains stress tests du ratio de solvabilité</title>
		<link>http://lebilletdutrader.com/2011/10/27/banques-bientot-prochains-stress-tests-ratio-solvabilite/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 06:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mory Doré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Pour apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[banques-infos-stress-tests]]></category>
		<category><![CDATA[infos-ratio-solvabilité]]></category>
		<category><![CDATA[prévisions macro-économiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Décidément on n'en finit pas d'écrire sur les stress tests bancaires. Logique en même temps : on n'arrête plus d'en faire passer aux établissements. Preuve de l'absence totale de crédibilité de ceux réalisés jusqu'à présent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #cccccc">_______________________________</span><span style="color: #333333;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: xx-small"><span style="color: #cccccc"><em>Pour vous aider dans vos trades</em></span></span><span style="color: #cccccc">________________________________</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif"><strong><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">Simone Wapler – spécialiste des investissements aurifères – a un message pour vous&#8230;</span></strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace"><strong>1 700 particuliers</strong> suivent les conseils de Simone Wapler pour protéger et faire fructifier leur capital. Depuis janvier 2009, chacune de ses recommandations a rapporté <strong>en moyenne 27,2%.</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">Simone Wapler vous a laissé un message, qui pourrait changer votre avenir financier : <a href="https://secure.publications-agora.fr/LIM10/WLIMMA20/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">continuez vite votre lecture pour le découvrir&#8230;</a></span></p>
<p><span style="color: #cccccc;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small">____________________________________________________________________________________________________</span></p>
<p align="justify">Décidément on n&#8217;en finit pas d&#8217;écrire sur les <em>stress tests</em> bancaires. Logique en même temps : on n&#8217;arrête plus d&#8217;en faire passer aux établissements. Preuve de l&#8217;absence totale de crédibilité de ceux réalisés jusqu&#8217;à présent.</p>
<p align="justify"><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em>◊</em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">Rappelez-vous de ceux d&#8217;il y a 15 mois, le 23 juillet 2010</span><br /> </span></strong></strong>L&#8217;objectif était de savoir si, dans un scénario macro-économique et financier défavorable, les établissements bancaires européens pourraient continuer à afficher un ratio de solvabilité au-dessus de 6%.</p>
<p align="justify">6% n&#8217;était pas franchement ambitieux – rappelez-vous qu&#8217;avec BALE 3 ce minimum réglementaire devra atteindre 7,5%. A l&#8217;époque, les <em>stress tests</em> demandaient un ratio minimal de fonds propres à 4,5% et un coussin de sécurité exigeant 2,5% supplémentaires destinés à absorber les pertes dans une situation de fort stress économique.</p>
<p align="justify">Tout le monde a pu partir en vacances d&#8217;été 2010 l&#8217;esprit tranquille : seules 7 banques sur les 91 stressées avaient été recalées. Pas de chance, il ne fallut pas attendre longtemps avant de comprendre que ces résultats n&#8217;avaient pas grande valeur.</p>
<p align="justify">En effet, lors de la mise en place du plan de sauvetage irlandais de 85Mds€ en novembre 2010, 35Mds€ étaient destinés à recapitaliser les 4 grandes banques irlandaises (il s&#8217;agissait de Allied Irish Bank, Bank of Ireland, EBS et Irish Life)&#8230; qui avaient pourtant passé les tests haut la main quelques mois auparavant.</p>
<p align="justify"><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em>◊</em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">Et puis, il y a eu le 15 juillet 2011…</span><br /> </span></strong></strong>Plus près de nous, l&#8217;Autorité bancaire européenne a publié le 15 juillet 2011 de nouveaux <em>stress test</em>s bancaires. Le périmètre stressé comprenait toujours 91 banques (65% des actifs bancaires européens).</p>
<p align="justify">Deux scénarios ont été élaborés :</p>
<div align="justify">
<ol>
<li>un scénario de base reprenant les principales prévisions macro-économiques en vigueur ;</li>
<li>un scénario adverse retenant des hypothèses théoriques de dégradation de l&#8217;économie : baisse de 0,5% du PIB de la zone euro en 2011, chute de 15% des Bourses européennes, plongeon des marchés immobiliers, hausse du coût de refinancement interbancaire. Pas de défaut souverain envisagé cependant&#8230;</li>
</ol>
<div align="justify">Là encore tout le monde a pu partir (ou plutôt a cru partir) tranquillement en vacances cet été puisque les résultats de ce stress macro-économique et financier ont été très rassurants. Seules 8 banques sur 91 avaient échoué.</div>
</div>
<p align="justify">Vous connaissez la suite par contre : <strong>les marchés ont vite été rattrapés par l&#8217;Histoire avec un mois d&#8217;août catastrophique pour les valeurs bancaires et la faillite de DEXIA début octobre </strong>(qui, je le rappelle, avait pourtant réussi ces stress).</p>
<p align="justify"><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em>◊</em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">On nous annonce aujourd&#8217;hui une troisième série de <em>stress tests.</em> Magnifique</span><br /> </span></strong></strong>Cette fois-ci – afin de gagner en crédibilité et afin de faire échouer un plus grand nombre de banques – l&#8217;Autorité bancaire européenne (EBA) fixerait le niveau minimal du ratio de solvabilité à 9%.</p>
<p align="justify">Rappelons ce que signifie ce ratio de solvabilité : il s&#8217;agit du rapport entre les fonds propres réglementaires et les fonds propres qui servent à faire crédit et aux activités de marché. Pour obtenir le ratio de solvabilité, on multiplie ce rapport par 8%.</p>
<p align="center"><strong>Ratio de solvabilité = (fonds propres/engagements) x 8%</strong></p>
<p align="justify">En d&#8217;autres termes : plus votre numérateur baisse (par exemple dans le cas d&#8217;une baisse des fonds propres réglementaires suite à des baisses de résultats), plus vous dégradez ce ratio. De même plus le dénominateur augmente (les engagements dédiés au crédit ou aux activités de marché augmentent suite à des pertes sur les marchés par exemple), plus vous dégradez ce ratio.</p>
<p align="justify">Petite note à ce stade : ce que l&#8217;on appelle ratio core tier 1 est équivalent au ratio de solvabilité (le core tier 1 étant la définition dure, restrictive et contraignante).</p>
<p align="justify"><strong>D&#8217;ailleurs Goldman Sachs a récemment évalué que ces nouveaux stress pourraient conduire à des besoins de recapitalisation de 298Mds€.</strong> Sur les 91 banques européennes retenues, 68 échoueraient à ces nouveaux <em>stress tests, </em>en retenant une norme minimale de solvabilité à 9%.</p>
<p align="justify">Les analystes de la banque américaine se sont appuyés sur les hypothèses de décote suivantes sur les dettes souveraines périphériques :</p>
<div align="justify">
<ol>
<li>décote de 60% de la valeur des titres grecs ;</li>
<li>décote de 40% sur les titres irlandais et portugais ;</li>
<li>décote de 20% sur les titres italiens et espagnols.</li>
</ol>
</div>
<p align="justify">Certes les stress de Goldman vont plus loin que tous ceux imaginés jusqu&#8217;à présent puisque là, pour une fois, on suppose des défauts partiels sur les dettes de certains souverains, ce qui conduirait effectivement les banques à passer des provisions dans leurs comptes et donc à se recapitaliser.</p>
<p align="justify">Nous apprenons que l&#8217;Autorité bancaire européenne donnerait jusqu&#8217;à mi-juin 2012 aux banques pour se recapitaliser avec deux alternatives :</p>
<ol>
<li>
<div align="justify">soit les banques acceptent de valoriser les dettes souveraines qu&#8217;elles détiennent à leur valeur de marché, auquel cas elles devraient porter leur ratio de solvabilité à 9% ;</div>
</li>
<li>
<div align="justify">soit les banques refusent de valoriser dans leurs comptes les dettes souveraines à leur valeur de marché, auquel cas les exigences en termes de ratio de solvabilité seront plus fortes avec un niveau minimal porté à 9,5%.</div>
</li>
</ol>
<p align="justify">Or on sait que les banques qui ont une part importante de dette souveraine très dépréciée dans leurs bilans sont plutôt grecques, espagnoles, portugaises et italiennes. Donc vraisemblablement, elles opteront pour la deuxième alternative  et viser un ratio de solvabilité plus élevé et donc&#8230; se recapitaliser beaucoup plus.</p>
<p align="justify">Conclusion – même si ce n&#8217;est pas vraiment un scoop : <strong>ce sont les banques qui ont le plus de mal à se recapitaliser qui auront le plus de besoins en la matière.</strong></p>
<p align="justify">On peut donc dire que <strong>la solvabilité des banques est réellement stressée en prenant en considération des décotes significatives sur les dettes souveraines.</strong> Mais ce problème de la solvabilité réglé&#8230; nous ne sommes pas au bout de nos peines car cela ne suffit pas. Vient désormais le problème de la liquidité.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Faut-il remettre en cause le concept de banque universelle ?</title>
		<link>http://lebilletdutrader.com/2011/10/10/faut-il-remettre-en-cause-le-concept-de-banque-universelle/</link>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 06:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mory Doré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Pour apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[banque-de-dépot]]></category>
		<category><![CDATA[banque-investissement]]></category>
		<category><![CDATA[banque-universelle]]></category>
		<category><![CDATA[crises de dettes]]></category>
		<category><![CDATA[risques bancaires]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite aux crises de dettes et aux risques bancaires qui planent sur nos têtes, de nombreux politiques souhaiteraient cloisonner les activités bancaires. Comme je vous l'ai déjà dit, je trouve cela stupide et je vais vous expliquer pourquoi...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #cccccc">_______________________________</span><span style="color: #333333;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: xx-small"><span style="color: #cccccc"><em>Pour vous aider dans vos trades</em></span></span><span style="color: #cccccc">________________________________</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif"><strong><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">Vous avez manqué le Jour de l&#8217;Or à Paris ? Commandez le DVD exclusif de cet évènement !</span></strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">Le <strong>Jour de l&#8217;Or</strong> a été l&#8217;occasion de réunir 300 particuliers autour d&#8217;un investissement incontournable en temps de crise : le métal jaune !</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">Des professionnels de tous bords ont révélé leurs secrets ! Vous pouvez en profiter, vous aussi – et sans bouger de chez vous : <a href="http://www.web-purchases.com/SDVOR/W990MA02/landing.html" target="_blank">découvrez le menu du DVD et visionnez-le sans plus attendre !</a></span></p>
<p><span style="color: #cccccc;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small">____________________________________________________________________________________________________</span></p>
<p align="justify">Suite aux crises de dettes et aux risques bancaires qui planent sur nos têtes, de nombreux politiques souhaiteraient cloisonner les activités bancaires.</p>
<p align="justify">Comme je vous le disais vendredi, je trouve cela stupide :</p>
<blockquote>
<p align="justify"> <em>&#8220;Il est absurde de vouloir revenir au <em>Glass-Steagall </em>de 1933 aux Etats-Unis qui a mis en place une séparation entre les métiers de banque de dépôt et ceux de la banque d&#8217;investissement. Compte tenu de la complexité des économies modernes, cela reviendrait à créer des distorsions majeures dans le fonctionnement de l&#8217;économie. Il est quand même étrange, dès qu&#8217;une crise survient, que l&#8217;on en revienne à ces vieux réflexes soviétiques, tout particulièrement dans notre pays.&#8221;</em></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #a52a2a"><strong><strong><em>◊</em> Les différents types de banques</strong></strong></span><br /> <strong>La Banque de Détail</strong> s&#8217;adresse aux acteurs de l&#8217;économie réelle (vous et moi, PME, professions libérales, collectivités locales, associations). Elle a une <strong>fonction d&#8217;intermédiation</strong> et de <strong>transformation.</strong></p>
<p align="justify"><strong>La Banque de Financement et d&#8217;Investissement (BFI) apporte des services sophistiqués à des grandes entreprises. </strong>Elle offre des services liés à l&#8217;accès aux marchés actions, obligataires, de taux et de change (émission, syndication, couverture&#8230;). C&#8217;est aussi elle qui va s&#8217;occuper de conseiller l&#8217;entreprise en matière de fusions et d&#8217;acquisitions, lui permettre l&#8217;accès aux financements bancaires plus ou moins complexes&#8230; Parmi les activités de la BFI, on peut également citer le trading pour compte propre ainsi que l&#8217;arbitrage.</p>
<p align="justify"><strong>La gestion d&#8217;actifs</strong> (encore appelée <em>asset management</em>) <strong>consiste à optimiser les liquidités</strong> confiées par des investisseurs particuliers et institutionnels sur les marchés financiers en investissant dans différentes classes d&#8217;actifs.</p>
<p align="justify">Enfin <strong>la Banque Privée concerne la commercialisation de services financiers à forte valeur ajoutée </strong>(gestion patrimoniale, optimisation fiscale).</p>
<p align="justify"><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em>◊</em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">Cloisonner Banques d&#8217;Investissement et Banques de Détail serait stupide</span><br /> </span></strong></strong>Revenir à une stricte séparation des métiers reviendrait à détruire des richesses et des synergies, et <strong>serait catastrophique d&#8217;un point de vue économique et social.</strong> Tenez, par exemple : fabriquer des solutions de financement aux coûts les plus intéressants pour de petites entreprises d&#8217;une Banque de Détail suppose que l&#8217;on puisse avoir recours aux techniques et produits de la BFI.</p>
<p align="justify">De même concevoir des produits d&#8217;épargne à capital garanti et correctement indexés sur la performance d&#8217;un sous-jacent financier qui vont être proposés par la Banque de Détail à un client (vous et moi) suppose là aussi une ingénierie financière maîtrisée au sein de la BFI et la capacité de celle-ci à gérer la complexité du produit vendu sans que le client n&#8217;ai besoin d&#8217;y comprendre quoi que ce soit.</p>
<p align="justify">De même supprimer le trading et l&#8217;arbitrage en salle de marché n&#8217;a pas de sens comme le réclament des politiques, aussi démagogues que populistes (il est vrai que ceux-ci n&#8217;ont souvent jamais mis les pieds dans une entreprise et seraient bien embarrassés pour analyser le compte d&#8217;exploitation et le bilan de celle-ci). C&#8217;est en tout cas profondément méconnaître le fonctionnement des marchés financiers.</p>
<p align="justify">On sent bien que tout ceci n&#8217;a rien à voir avec les excès de la finance et les effets de levier mal maîtrisés.</p>
<p align="justify"><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em>◊</em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">Et j&#8217;ai des idées sur les changements qu&#8217;il faudrait apporter</span><br /> </span></strong></strong>En prenant position en permanence et en assurant un <em>market making</em> minimum sur certains actifs (<em>cash</em> ou dérivés sur des classes d&#8217;actifs aussi diverses que les taux, les actions ou le change), les traders apportent de la liquidité au marché. Après tout, ils sont acheteurs auprès de vendeurs et vendeurs auprès de ceux qui veulent acheter.</p>
<p align="justify">La sur-médiatisation d&#8217;affaires récentes ne doit pas remettre en cause ce type d&#8217;activités. Il faut plutôt s&#8217;orienter dans deux directions fortes :</p>
<div align="justify">
<ul>
<li>les dispositifs de contrôle doivent être non seulement renforcés mais surtout crédibilisés. Certes celui qui contrôle les risques ne doit pas être un opérationnel des marchés. On peut facilement donc adhérer à l&#8217;idée de séparation des fonctions entre <em>front, middle</em> et <em>back office.</em> Mais il ne faut surtout pas qu&#8217;il y ait séparation de savoirs et de compétences ! Beaucoup de crises récentes sur les marchés ont été compliquées à gérer justement à cause d&#8217;une complexité de plus en plus grande des techniques et instruments financiers (options de seconde génération, titrisation à base de dérivés, <em>leverage</em> dans des montages complexes&#8230;) ;</li>
<li>Il faut imposer des limites au poids de certains actifs dans les portefeuilles (en les pénalisant en termes de fonds propres consommés). Car après tout, les prises de positions purement spéculatives (qui ne sont pas liées aux fondamentaux et qui déstabilisent les prix de marché) ne sont pas uniquement dues à un torrent de liquidités déversées sur les marchés, mais aussi à des exigences de fonds propres parfois insuffisantes.</li>
</ul>
<p><strong><strong><span style="color: #a52a2a"><em>◊</em> </span><span style="color: #374f9f"><span style="color: #a52a2a">Arrêtons de tirer sur les ambulanciers</span><br /> </span></strong></strong>Les arbitragistes jouent un rôle de régulation des prix de marché. Alors certes, ils profitent des anomalies de valorisation de certains actifs (ils vendent ce qui est surévalué et achètent ce qui est sous-évalué). Certes ils utilisent souvent et massivement les effets de levier et oui, il y a des limites liées aux modèles d&#8217;évaluation d&#8217;actifs. Mais globalement, ce type de métier participe au fonctionnement efficient des marchés.</p>
<p>C&#8217;est parce qu&#8217;il existe des traders et des arbitragistes que les utilisateurs finaux peuvent couvrir leurs risques sur les marchés financiers. Que vous pouvez par exemple couvrir votre portefeuille actions, que vous pouvez diversifier vos actifs, que les gestionnaires de bilan en banque peuvent couvrir leurs<em> gap</em>s de taux et de liquidité, que les industriels peuvent se couvrir contre des variations de change. En fait, nous transférons tous les risques financiers que nous ne pouvons pas supporter d&#8217;un point de vue économique et réglementaire sur les BFI.</p>
<p>Donc oui, la finance a besoin d&#8217;être règlementée – et sans doute même &#8220;moralisée&#8221; pour reprendre un terme à la mode. Mais encore faudrait-il savoir de quoi l&#8217;on parle, et savoir distinguer les activités de marché économiquement utiles et celles qui ne le sont pas – sujet pas simple mais sur lequel bon nombre d&#8217;entre nous ont certainement des idées pleines de bon sens et d&#8217;application simple&#8230;</p>
<p>PS : vous pouvez relire toutes mes dernières analyses sur le secteur bancaire ici :</p>
<table width="567" border="1">
<tbody>
<tr>
<td scope="col" bgcolor="#EFEFEF" width="530">
<ul>
<li><a href="http://lebilletdutrader.com/2011/09/16/quels-risques-pesent-reellement-sur-nos-banques-francaises/" target="_blank">Quels risques pèsent réellement sur nos banques françaises ?</a></li>
<li><a href="http://lebilletdutrader.com/2011/09/29/a-quoi-sert-une-banque/" target="_blank">A quoi sert une banque ?</a></li>
<li><a href="http://lebilletdutrader.com/2011/10/05/pourquoi-votre-banque-a-besoin-de-votre-argent/" target="_blank">Pourquoi votre banque a besoin de VOTRE argent</a></li>
<li><a href="http://lebilletdutrader.com/2011/10/07/pourquoi-activite-bancaire-est-elle-systemique/" target="_blank">Pourquoi l’activité bancaire est-elle systémique ?</a></li>
</ul>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Pourquoi l&#8217;activité bancaire est-elle systémique ?</title>
		<link>http://lebilletdutrader.com/2011/10/07/pourquoi-activite-bancaire-est-elle-systemique/</link>
		<comments>http://lebilletdutrader.com/2011/10/07/pourquoi-activite-bancaire-est-elle-systemique/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 Oct 2011 06:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mory Doré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pour apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[banque-dépôt]]></category>
		<category><![CDATA[banque-investissement]]></category>
		<category><![CDATA[faillite bancaire]]></category>
		<category><![CDATA[Risque systémique]]></category>

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		<description><![CDATA[Savez-vous pourquoi nos politiciens et dirigeants ont si peur que les banques fassent faillite ? Tout simplement car, comme je vais vous l'expliquer, sans banques solides et marchés financiers profonds, liquides et efficient, point de salut.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons vu précédemment</p>
<p align="justify"><span style="color: #a52a2a"><strong>1/</strong></span> <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/09/29/a-quoi-sert-une-banque/" target="_blank">quelles étaient les principales activités d&#8217;une banque</a> ;</p>
<p align="justify"><span style="color: #a52a2a"><strong>2/</strong></span> <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/10/05/pourquoi-votre-banque-a-besoin-de-votre-argent/" target="_blank">pourquoi une banque craint plus que tout que vous retiriez votre argent de chez elle</a>.</p>
<p>Mais&#8230; savez-vous pourquoi nos politiciens et dirigeants ont si peur que les banques fassent faillite ?</p>
<p style="text-align: justify">Une banque doit optimiser l&#8217;utilisation de ses ressources<strong> en réalisant une adéquation entre l&#8217;offre et la demande de crédit, </strong>ce qui doit permettre de créer les conditions de la croissance économique.</p>
<p style="text-align: justify">La banque a donc ainsi une responsabilité vis-à-vis des clients épargnants. Elle doit assurer la sécurité des fonds déposés, mais aussi rentabiliser l&#8217;épargne confiée, offrir des services financiers comme de paiement à des conditions de tarification raisonnables.</p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #a52a2a"><strong><strong><strong><em>◊</em> </strong></strong>Trouver de l&#8217;argent pour permettre de financier l&#8217;économie réelle</strong></span><br />Elle a également <strong>une responsabilité vis-à-vis des clients qui sont en besoin de financement.</strong> Vous comprenez donc que les banques ont cette fonction de transformation, qui consiste à utiliser la ressource des clients (ou celle empruntée sur les marchés) pour <strong>financer à court, moyen et long terme l&#8217;économie réelle. </strong></p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;activité bancaire doit donc tendre à stabiliser le système économique mais les difficultés du secteur bancaire sont de nature à mettre en péril l&#8217;économie et la société. <strong>C&#8217;est en cela que l&#8217;activité bancaire est dite systémique : </strong>en cas de problème, elle peut mettre en péril l&#8217;économie du pays. <strong>C&#8217;est la raison pour laquelle le secteur bénéficie de ce que l&#8217;on appelle l&#8217;aléa moral (&#8220;avec un sauveur en dernier ressort&#8221;).</strong> En gros, l&#8217;Etat renfloue ou nationalise (exemple Crédit Lyonnais). Moralement, on sent là une déviance : <em>&#8220;je peux faire n&#8217;importe quoi, l&#8217;Etat me sauvera&#8221;.</em></p>
<p style="text-align: justify">Les banques ne peuvent évidemment pas tout et les entreprises doivent souvent trouver des moyens de financement à encore plus long terme sur les marchés : par exemple en émettant directement leurs propres obligations, en donnant leurs fonds propres en garantie, en prenant des hypothèques&#8230;</p>
<p style="text-align: justify">Et pour ce faire, il faut des agents économiques prêts à immobiliser beaucoup de <em>cash</em> pendant longtemps : compagnies d&#8217;assurance, gérants de fonds (<em>asset managers</em>), caisses de retraite et fonds de pension.</p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="color: #a52a2a"><em>◊</em> La responsabilité politique</span></strong><br />A ce stade, on aura enfin compris que si l&#8217;on veut que l&#8217;économie continue à fonctionner et à créer des richesses, on doit pouvoir disposer de banques solides et de marchés financiers profonds, liquides et efficients. Et au lieu de ne retenir que les excès d&#8217;une frange très minoritaire de la profession dite bancaire, c&#8217;est aussi le rôle des hommes politiques – et accessoirement des grands médias – de réaffirmer la nécessité de redéfinir la véritable finance :</p>
<ul>
<li>une finance qui doit permettre de financer l&#8217;économie au meilleur coût ;</li>
<li>une finance qui doit faire en sorte que les excédents d&#8217;épargne soient recyclés de la manière la plus productive ;</li>
<li>une finance qui doit permettre aux agents économiques de couvrir dans des conditions de liquidité optimales leurs risques financiers (taux, crédit, change, actions&#8230;).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify">Là encore sans banques solides et marchés financiers profonds, liquides et efficient, point de salut. Et il est absurde, comme je vous le démontrerai, de vouloir revenir au <em>Glass-Steagall </em>de <a title="1933" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1933" target="_blank">1933</a> aux <a title="États-Unis" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats-Unis" target="_blank">Etats-Unis</a> qui a mis en place une séparation entre les métiers de <a title="Banque de dépôt" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_de_d%C3%A9p%C3%B4t" target="_blank">banque de dépôt</a> et ceux de la banque d&#8217;investissement.</p>
<p style="text-align: justify">Compte tenu de la complexité des économies modernes, cela reviendrait à créer des distorsions majeures dans le fonctionnement de l&#8217;économie. Il est quand même étrange, dès qu&#8217;une crise survient, que l&#8217;on en revienne à ces vieux réflexes soviétiques, tout particulièrement dans notre pays. (Cela fera l&#8217;objet d&#8217;un prochain article : <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/10/10/faut-il-remettre-en-cause-le-concept-de-banque-universelle/" target="_blank"><em>Faut-il remettre en cause le concept de banque universelle ?).</em></a></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://lebilletdutrader.com/author/morydoree/">Lire toutes les anlayses sur les banques</a></p>
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		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pourquoi votre banque a besoin de VOTRE argent</title>
		<link>http://lebilletdutrader.com/2011/10/05/pourquoi-votre-banque-a-besoin-de-votre-argent/</link>
		<comments>http://lebilletdutrader.com/2011/10/05/pourquoi-votre-banque-a-besoin-de-votre-argent/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 06:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mory Doré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pour apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[activité-banques]]></category>
		<category><![CDATA[BALE-3]]></category>
		<category><![CDATA[banques-mutualistes]]></category>
		<category><![CDATA[financement-banques]]></category>
		<category><![CDATA[marché interbancaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment une banque trouve-t-elle sont argent – le financement qui va lui permettre justement d'exercer son activité de banque?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons vu jeudi dernier :</p>
<p align="justify"><span style="color: #a52a2a"><strong><span>1/</span></strong></span> <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/09/29/a-quoi-sert-une-banque/" target="_blank">quelles étaient les principales activités d&#8217;une banque</a> ;</p>
<p align="justify"><span style="color: #a52a2a"><strong><span>2/</span></strong></span> <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/09/29/a-quoi-sert-une-banque/" target="_blank">quels étaient les principaux risques d&#8217;une banque</a>. </p>
<p align="justify">Mais, au fait : <strong>comment une banque trouve-t-elle sont argent</strong> – le financement qui va lui permettre justement d&#8217;exercer son activité de banque ?</p>
<p align="justify">L&#8217;argent que vous déposez sur vos comptes est crucial pour une banque. Ce qu&#8217;elle redoute le plus, c&#8217;est que ses clients retirent massivement leur argent. Pour comprendre pourquoi, voyons auparavant où les banques trouvent l&#8217;argent qui va leur permettre de financer leur activité tout en respectant les nouvelles règlementations.</p>
<p><span style="color: #a52a2a"><strong><strong><em><span>◊</span></em> <span>Une banque a plusieurs moyens pour trouver de l&#8217;argent :</span></strong></strong></span></p>
<ul>
<li>
<div align="justify"> <strong>Les capitaux apportés par les actionnaires</strong> (actions cotées) <strong>ou par les sociétaires</strong> (parts sociales pour les banques mutualistes), ainsi que l&#8217;accumulation de bénéfices non distribués qui constituent les réserves et donc des fonds propres &#8220;durs&#8221;. Ce capital peut financer certaines activités comme l&#8217;entrée au capital d&#8217;organismes du logement social pour des banques mutualistes régionales ; une participation minoritaire dans une banque étrangère ; ou tout simplement l&#8217;investissement dans des fonds communs de placement à risque (les FCPR, ou ce que l&#8217;on appelle aussi le <em>private equity</em>).</div>
</li>
<li>
<div align="justify"><strong>Les emprunts sur le marché interbancaire. </strong>Lorsqu&#8217;une banque a besoin d&#8217;argent, elle peut l&#8217;emprunter sur les marchés financiers ou auprès d&#8217;autres institutions <strong>en émettant des obligations.</strong> Dans ce cas les acheteurs des obligations sont les prêteurs et c&#8217;est à eux que la banque paiera des intérêts. Elle peut emprunter au jour le jour jusqu&#8217;à un an sur la courbe monétaire, et sur du moyen/long terme en se basant sur les courbes des <em>swaps.</em> Par exemple : admettons que le taux de<em> swap</em> 10 ans est de 3%. Si l&#8217;Etat français émet à 10 ans à 3,50%, le <em>spread</em> de liquidité = 0,50%. Si la BNP émet à 10 ans à 4,80%, le <em>spread</em> de liquidité = 1,80%. Si l&#8217;Italie émet à 10 ans à 6%, le <em>spread </em>de liquidité = 3% etc.). La banque va prêter à des taux d&#8217;intérêt plus élevés que les taux auxquels elle emprunte et c&#8217;est comme cela qu&#8217;elle gagne de l&#8217;argent.</div>
</li>
<li>
<div align="justify"><strong>Les ressources émises sur le marché :</strong><br /> <strong>1/</strong> à moins de un an sous forme de <strong>certificats de dépôt</strong> <strong>;</strong><br /> <strong>2/</strong> à <strong>moyen et long termes sous forme de ressources dites &#8220;seniors&#8221;</strong> (elles ne sont adossées à rien si ce n&#8217;est à la confiance que l&#8217;on a dans l&#8217;émetteur bancaire – autant dire que ce type d&#8217;émissions n&#8217;est pas ce qui se fait de plus fréquent aujourd&#8217;hui) ;<br /> <strong>3/</strong> <strong>à moyen et long termes sous forme de ressources dites &#8220;sécurisées&#8221; :</strong> obligations foncières adossées à des créances que la banque détient sur le secteur public territorial ; obligations à l&#8217;habitat adossées à des crédits immobiliers qui sont garantis. Vous le savez si vous avez pris un crédit pour acheter votre logement : lorsqu&#8217;une banque fait un crédit immobilier, elle prend une garantie (que vous avez payé dans le crédit) auprès d&#8217;un organisme spécialisé, par exemple le CREDIT LOGEMENT. Donc la banque a un risque très faible. A partir de là, les banques peuvent émettre une obligation sur le marché, dite &#8220;obligation sécurisée&#8221; (en anglais <em>covered bonds</em>)&#8230; Sécurisée pour l&#8217;investisseur car garantie par des crédits hypothécaires de la banque émettrice. Comme c&#8217;est sécurisé, le rendement offert à l&#8217;investisseur est plus faible qu&#8217;une obligation bancaire classique adossée à rien (&#8220;en blanc&#8221;, dit-on aussi) si ce n&#8217;est à la confiance que l&#8217;on a dans la banque qui émet.</div>
</li>
<li>
<div align="justify"> Enfin, dernière source de financement pour les établissements bancaires, <strong>les ressources clientèle allant des dépôts à vue aux PEL en passant par les livrets d&#8217;épargne et les compte à terme.</strong></div>
</li>
</ul>
<p align="justify">Une banque doit veiller à ce que ses sources de financement (le carburant indispensable à la poursuite de ses activités de crédit et d&#8217;investissement sous toutes ses formes) soient aussi diversifiées et stables que possible.</p>
<p><span style="color: #a52a2a"><strong><strong><em><span>◊</span></em> <span>Une banque a besoin de la confiance des investisseurs et de ses clients</span></strong></strong></span></p>
<p><span style="color: #cccccc">_______________________________</span><span style="color: #333333;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: xx-small"><span style="color: #cccccc"><em>Pour vous aider dans vos trades</em></span></span><span style="color: #cccccc">________________________________</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace"><strong>+1 000% de gain potentiel</strong> <br /> Ce n&#8217;est pas une option, ni un CFD, ni une stratégie complexe&#8230; mais simplement une action d&#8217;<em>une entreprise toute simple.</em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">Tendance de fond, activité, fondamentaux, premiers résultats, finances, management&#8230; <strong>tout est là.</strong> Et cerise sur le gâteau, son secteur est en consolidation, et <strong><span style="text-decoration: underline">elle a toutes les chances de se faire racheter</span>.</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">De quoi s&#8217;agit-il et comment vous positionner ? <a href="http://www.web-purchases.com/LMM/WLMMMA03/landing.html" target="_blank">Tout est expliqué ici&#8230;</a></span></p>
<p><span style="color: #cccccc;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small">____________________________________________________________________________________________________</span></p>
<p align="justify">Et vous voyez combien la confiance a de l&#8217;importance dans le maintien de cette stabilité. <strong>Les banques ont besoin de la confiance des investisseurs</strong> pour qu&#8217;elles puissent émettre de la dette obligataire – et qu&#8217;elle soit souscrite. <strong>Elles ont besoin de la confiance des actionnaires pour éviter une trop forte volatilité</strong> des fonds propres, et surtout, elles ont besoin <strong>de la confiance des clients</strong> pour disposer de ressources longues et stables. Par exemple, plus les clients auront confiance dans la banque plus ils lui confieront des fonds à long terme (plan épargne logement, compte à terme, emprunts obligataires à moyen et long termes – ce qui est vital pour les banques et elles se battent littéralement pour récupérer de la ressource clientèle. N&#8217;avez-vous jamais été approché par votre banque sur des solutions de placement ? Les banques vont chouchouter le client sur ce type d&#8217;épargne longue car c&#8217;est pour elles moins cher que de devoir lever du <em>cash</em> sur le marché auprès de gros institutionnels.</p>
<p align="justify">Dans le même temps, la banque réduit son risque de liquidité, gagne un temps précieux et se prépare aux nouvelles exigences réglementaires de type BALE 3 (qui demande que les crédits à long terme soient de plus en plus adossés à des ressources longues – qu&#8217;elles viennent du marché ou des clients).</p>
<p align="justify"><strong>Donc la confiance du &#8220;grand public&#8221;, de vous et moi, est indispensable pour une banque ;</strong> elle fera donc tout pour éviter que ses clients ne viennent retirer massivement leur argent – d&#8217;où la catastrophe systémique que vous imaginez si tout le monde se ruait au guichet pour retirer son épargne.</p>
<p><span style="color: #cccccc">_______________________________</span><span style="color: #333333;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: xx-small"><span style="color: #cccccc"><em>Pour vous aider dans vos trades</em></span></span><span style="color: #cccccc">________________________________</span></p>
<p style="text-align: justify" align="justify"><span style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif"><strong><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">J&#8217;EN AI MARRE !!!</span></strong> </span></p>
<p style="text-align: justify" align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">J&#8217;en ai <strong>ASSEZ</strong> d&#8217;entendre parler des déficits des Etats-Unis&#8230; de la monnaie papier contre l&#8217;or&#8230; des Triple A ou Triple Z&#8230; des problèmes des PIIGS&#8230; et autres théories économiques <strong>ENNUYEUSES</strong> sur lesquelles vous n&#8217;avez <strong>AUCUN</strong> contrôle.</span></p>
<p style="text-align: justify" align="right"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">La vérité, c&#8217;est que si vous voulez faire des gains dans les marchés actuels, <em>rien de tout ça n&#8217;a d&#8217;importance !</em><strong></strong></span></p>
<p style="text-align: justify" align="right"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace"><strong>Il suffit juste d&#8217;aller chercher les opportunités <span style="text-decoration: underline">ailleurs</span></strong> <strong>: <a href="http://www.web-purchases.com/AFX/WAFXMA01/landing.html" target="_blank">je vais vous montrer comment&#8230;</a></strong></span></p>
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		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>A quoi sert une banque ?</title>
		<link>http://lebilletdutrader.com/2011/09/29/a-quoi-sert-une-banque/</link>
		<comments>http://lebilletdutrader.com/2011/09/29/a-quoi-sert-une-banque/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Sep 2011 06:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mory Doré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pour apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Activité-banque]]></category>
		<category><![CDATA[faillite-banque]]></category>
		<category><![CDATA[Solvabilité-banque]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lebilletdutrader.com/?p=6974</guid>
		<description><![CDATA[Nous allons approfondir notre connaissance des banques et de leur fonctionnement.Commençons par le début : ce qu'est l'activité d'une banque et quels sont les principaux risques qu'elle a à gérer et les différents moyens qu'elle a de les couvrir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">J&#8217;ai commencé, la semaine dernière, à vous expliquer <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/09/16/quels-risques-pesent-reellement-sur-nos-banques-francaises/" target="_blank">quels risquent pesaient réellement sur nos banques</a>. <strong>La solidité d&#8217;une banque</strong> – et donc l&#8217;évaluation de sa probabilité de &#8220;faillite&#8221; – <strong>suppose une situation confortable en termes de liquidité et de solvabilité.</strong></p>
<p style="text-align: justify" align="justify">Nous allons à présent approfondir notre connaissance des banques et de leur fonctionnement. Je vais revenir, dans plusieurs articles sur les points suivants :</p>
<p style="text-align: justify" align="justify"><span style="color: #a52a2a"><strong>1/</strong></span> Quelles sont les principales activités d&#8217;une banque et quels sont les risques de chacune de ces activités ?</p>
<p style="text-align: justify" align="justify"><span style="color: #a52a2a"><strong>2/</strong></span> Quels sont les principaux risques générés par l&#8217;activité bancaire ; comment peuvent-ils compromettre la situation de liquidité et de solvabilité de l&#8217;établissement ; comment couvrir ce risques ?</p>
<p style="text-align: justify" align="justify"><span style="color: #a52a2a"><strong>3/</strong></span> Pourquoi dit-on que l&#8217;activité bancaire est systémique ? En d&#8217;autres termes, pourquoi et comment une banque peut couler un pays en faisant faillite ? – ce qui justifie que le secteur bénéficie de &#8220;l&#8217;aléa moral&#8221;.</p>
<p align="justify"><span style="color: #a52a2a"><strong>4/</strong></span> Comment une banque trouve-t-elle son argent pour financer ses activités ? Pourquoi les banques ont besoin de VOTRE argent ?</p>
<p align="justify"><span style="color: #a52a2a"><strong>5/ </strong></span>Faut-il remettre en cause le concept de banque universelle – comme le réclament de nombreux politiques ?</p>
<p style="text-align: justify" align="justify">Commençons par le début : ce qu&#8217;est l&#8217;activité d&#8217;une banque et quels sont les principaux risques qu&#8217;elle a à gérer et les différents moyens qu&#8217;elle a de les couvrir.</p>
<p><span style="color: #cccccc">_______________________________</span><span style="color: #333333;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: xx-small"><span style="color: #cccccc"><em>Pour vous aider dans vos trades</em></span></span><span style="color: #cccccc">________________________________</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">L&#8217;or n&#8217;a pas fini de vous surprendre !</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">Simone Wapler vous explique<strong> <a href="http://www.web-purchases.com/LIM/WLIMM915/landing.html" target="_blank">ici</a></strong> pourquoi l&#8217;once a toutes les chances d&#8217;atteindre très vite les 5 000$ ! Et surtout elle vous présente les moyens d&#8217;en profiter très simplement. Seulement, il ne faut pas tarder à agir.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Courier New,Courier,monospace">Alors ne remettez pas votre lecture à plus tard : vous le savez, les replis ne durent pas. <strong>L&#8217;analyse de Simone est disponible <a href="http://www.web-purchases.com/LIM/WLIMM915/landing.html" target="_blank">ici</a>.</strong></span><strong></strong></p>
<p><span style="color: #cccccc;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size: x-small">____________________________________________________________________________________________________</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #a52a2a"><strong><strong><em>◊</em> 1/ Quelles sont les principales activités d&#8217;une banque ?</strong></strong></span></p>
<p>Nous pouvons considérer que l&#8217;activité traditionnelle d&#8217;une banque est organisée autour de trois métiers principaux :</p>
<div align="justify">
<ul>
<li><strong>Ce que l&#8217;on va appeler &#8220;l&#8217;intermédiation-transformation&#8221; :</strong> il s&#8217;agit de transformer une ressource à court terme en &#8220;crédits à long terme emploi long&#8221;. Par exemple, l&#8217;argent de 100 livrets A (dépôts de court terme) va être prêté sur 10 ans à un industriel qui a besoin d&#8217;investir (long terme emploi long). L&#8217;affaire se complique car le taux du livret est variable et le taux consenti à l&#8217;industriel sera fixe. Cette activité générera des risques de taux, de liquidité et de crédit sur lesquels nous reviendrons dans un instant.</li>
<li><strong>Gérer des actifs financiers pour son propre compte</strong> (risques de marché) ou pour celui de clients (risques opérationnels et de réputation).</li>
<li> Mettre en place <strong>des financements structurés et spécialisés </strong>pour de grands <em>corporate</em> à base d&#8217;ingénierie financière et fiscale (risque de crédit ou de contrepartie).</li>
</ul>
</div>
<p align="justify">Vous l&#8217;avez compris : à chaque activité correspond un risque.</p>
<p align="justify"><span style="color: #a52a2a"><strong><strong><em>◊</em> 2/ Quels sont les principaux risques d&#8217;une banque ?</strong></strong></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="text-decoration: underline">Les risques de marché</span></strong></p>
<p align="justify">Au sens du règlement 97-02 du Comité de la réglementation bancaire et financière (CRBf 97-02), il s&#8217;agit des <em>“risques de perte dus aux changements de prix et de taux de marché, de corrélations entre actifs et de niveaux de volatilité.”</em></p>
<p align="justify">Ces risques portent aussi bien sur les portefeuilles du <em>trading book</em> que sur ceux du <em>banking book </em>et aussi bien sur des positions <em>cash</em> que sur des positions sur produits dérivés.</p>
<p align="justify">En gros, ce<strong> risque est celui que vous subissez aussi en tant qu&#8217;investisseur : </strong>le risque que vos investissements perdent de la valeur.</p>
<p align="justify"><strong><span style="text-decoration: underline">Les risques de contrepartie</span></strong></p>
<p align="justify">Le risque de contrepartie, <strong>c&#8217;est le risque de ne jamais revoir l&#8217;argent que vous avez prêté.</strong> Dit en termes plus professionnels, c&#8217;est &#8220;le risque de perte sur une créance ou un titre&#8221;. Il va dépendre de la probabilité de défaut (par exemple la Grèce a-t-elle plus de chance de faire défaut que les Etats-Unis ?) et du montant non recouvré en cas de défaut (les banques vont-elles perdre 50%&#8230; 70%&#8230; 100% de leur mise si la Grèce fait défaut ?). Donc quand une banque a des positions sur un pays souverain de la zone euro, elle supporte à la fois un risque de marché (hausse des taux, donc baisse des cours) et naturellement un risque de contrepartie.</p>
<p align="justify"><strong><span style="text-decoration: underline">Les risques opérationnels et d&#8217;activité</span></strong></p>
<p align="justify">Les risques opérationnels (RO) sont les risques de perte résultant :</p>
<div align="justify">
<ul>
<li>De l&#8217;inadaptation ou de la défaillance de procédures, personnes, systèmes internes (affaire Kerviel par exemple).</li>
<li> D&#8217;événements externes (catastrophes naturelles, terrorisme, incendie, agressions, changement législatifs et réglementaires, etc.).</li>
</ul>
</div>
<p align="justify"><strong><span style="text-decoration: underline">Les risques de gestion de bilan – ou risques ALM</span></strong></p>
<p align="justify">Je viens de vous le rappeler, une des principales activités d&#8217;une banque est celle d&#8217;intermédiation-transformation. Elle doit utiliser l&#8217;argent disponible à court terme pour le prêter à long terme à ceux qui ont besoin de financement. Ce sont les seuls agents qui peuvent transformer des ressources court terme (dépôts à vue et comptes courants des clients) en crédits à moyen et long terme à l&#8217;économie. <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/09/16/quels-risques-pesent-reellement-sur-nos-banques-francaises/" target="_blank">Comme je vous le disais</a> :</p>
<blockquote>
<p align="justify"><em>&#8220;(&#8230;) l&#8217;horizon des agents qui ont des besoins de financement est de plusieurs années (financements à long terme de projets industriels), tandis que l&#8217;épargne des ménages doit être liquide et de court terme. Cette différence dans l&#8217;horizon de temps ne rend pas l&#8217;échange toujours possible. C&#8217;est là que le financement intermédié apparaît et que les banques interviennent. Les banques établissent le pont nécessaire entre les ménages et les entreprises et accumulent des positions dites de transformation.&#8221;</em></p>
</blockquote>
<p align="justify">De part sa position particulière d&#8217;intermédiaire financier et de transformateur de ressources courtes en emplois longs, <strong>la banque voit son bilan exposé aux risques liés à un déséquilibre entre ses ressources et ses emplois</strong> (déséquilibres en termes de nature de taux et en termes d&#8217;échéances).</p>
<div align="justify">
<ul>
<li>Il s&#8217;agit donc de gérer <strong>le risque de liquidité</strong> qui contraint la banque à trouver des ressources supplémentaires pour poursuivre le refinancement de ses emplois/crédits à long terme et pour honorer le remboursement des emprunts échus</li>
<li>Il s&#8217;agit également gérer <strong>le risque de taux</strong> de l&#8217;ensemble du bilan commercial et financier et de se couvrir contre des évolutions défavorables. Nous allons faire un zoom sur ce risque de taux.</li>
</ul>
<blockquote>
<p align="justify"><em>On sait que les deux risques majeurs de taux d&#8217;intérêt à gérer dans un établissement bancaire sont les suivants :</em></p>
<ul style="padding-left: 30px">
<li>
<div align="justify"><em><strong>Risque de hausse des taux courts</strong> avec un renchérissement des conditions de refinancement des emplois long terme à taux fixe.<strong></strong></em></div>
</li>
<li>
<div align="justify"><em><strong>Risque de baisse des taux longs avec une rentabilité plus faible de la banque commerciale sur la production future de crédits à taux fixe.</strong> Ce risque est le risque majeur d&#8217;un établissement financier. (Pour s&#8217;en convaincre il faudrait s&#8217;amuser à interviewer les dirigeants de banques japonaises depuis 20 ans ; ils pourraient alors nous expliquer comment le système bancaire japonais a été détruit par le maintien de taux longs durablement bas). Il existe heureusement des instruments dérivés de couverture du risque de taux long (on pourra en reparler pédagogiquement un autre jour, c&#8217;est quelque chose que j&#8217;ai personnellement beaucoup pratiqué) qui permettent de générer quasi systématiquement des gains de marge nette d&#8217;intérêt dans un environnement de taux longs bas et de compenser le manque à gagner sur la production de crédits à taux fixe.</em></div>
</li>
</ul>
<p align="justify"><em>Malheureusement les banquiers ont plus tendance à couvrir leur risque à la hausse des taux courts que leur risque à la baisse des taux longs : il faut dire que les consensus de marché et scénarios budgétaires prévisionnels ont depuis toujours un biais systématique haussier sur la croissance et l&#8217;inflation, donc haussier taux courts et taux longs. <strong>Le</strong> <strong>malheur c&#8217;est que le politiquement correct est souvent mis en défaut&#8230;</strong></em></p>
<p align="justify"><em>Et puis très souvent, <strong>les positions de couverture du risque de taux long sont difficiles à justifier d&#8217;un point de vue comptable.</strong> Les normes IFRS sont souvent conçues par des régulateurs qui ne sont pas des spécialistes de la gestion d&#8217;un bilan bancaire. Face à la pression de commissaires aux comptes qui pourraient requalifier de &#8220;spéculation&#8221; ces opérations de couverture et de préservation du résultat futur, les banquiers peuvent – malheureusement à juste titre – s&#8217;abstenir de se couvrir. Dommage car la justification de la macro-couverture est évidente d&#8217;un point de vue économique et financier.</em></p>
</blockquote>
<ul>
<li>
<div align="justify">Enfin, troisième risque à gérer : <strong>le risque de change porté au bilan.</strong> Ce risque est matérialisé par la détention de ressources et d’emplois dans des devises différentes, ce qui pourra occasionner des pertes significatives en cas d’évolution défavorable de cours de change.</div>
</li>
</ul>
<p align="justify">Voilà, ces bases étant posée, la prochaine fois je vous expliquerai pourquoi le monde entier stresse à l’idée des faillites bancaires : en gros, <strong>nous verrons pourquoi, si une banque fait faillite, elle peur mettre à mal l’économie entière d’un pays.</strong> Je suis sûr que vous avez hâte de comprendre… donc à la prochaine fois.</p>
<p align="justify"><a title="analyses des banques" href="http://lebilletdutrader.com/2011/10/10/faut-il-remettre-en-cause-le-concept-de-banque-universelle/" target="_blank">Autres articles sur les activités et risques des banques</a></p>
</div>
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