Mauvais présage : un Hindenburg sur Wall Street

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Est-ce que le présage d’Hindenburg vous parle ? Pas encore ? alors lisez ce qui suit.

L’utilisation empirique de cet indicateur assez rare – qui fait directement référence au crash du Hindenburg, un dirigeable allemand, en 1937 –, vise à détecter les périodes durant lesquelles les probabilités d’un krach ou d’une chute sévère des valeurs boursières augmentent. Et devinez quoi ? Cela s’est produit lundi dernier à Wall Street.

Comment se calcule cet indicateur ? Il est composé de différentes variables techniques. De manière synthétique, il y a plusieurs critères qui doivent être réunis. Voici les trois principaux :

  • Un nombre important de valeurs cotées sur le NYSE – représentant plus de 2,2% des échanges enregistrés sur la séance – inscrivent un nouveau plus-haut annuel. Le même jour, un nombre similaire de titres inscrivent, quant à eux, un nouveau plus-bas sur un an glissant – donc au cours des 52 dernières semaines.
  • Le nombre de valeurs inscrivant de nouveaux plus-hauts ne doit pas être plus de deux fois supérieur au nombre de nouveaux plus-bas sur l’année glissante.

Pour étayer ces deux premiers points un petit commentaire s’impose. En effet, contrairement à une tendance “saine”, le fait que ces deux événements surviennent simultanément n’est pas un gage de sûreté. Dans un marché “sain”, un minimum d’uniformité est requis.

En se basant de manière symbolique sur quelques-unes des plus grandes valeurs américaines, ce constat est rapidement visible. Mercredi dernier, par exemple, Apple chutait tandis que des valeurs comme Caterpillar ou Boeing montaient. Et, le vendredi suivant – preuve que ce constat n’est pas propre à Wall Street –, des écarts du même ordre étaient observés au sein du CAC 40 : EADS, PPR ou Michelin s’approchaient des plus-hauts (avec des gains de plus de 5%) tandis que, simultanément, Saint-Gobain ou Vallourec étaient proches de plus-bas (avec des chutes qui avoisinaient les 10%). Quelle meilleure illustration du côté peu encourageant qu’impliquent de telles divergences !

  • Enfin, l’indice de référence, le NYSE Composite doit être au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours.

Comme nous allons le voir plusieurs points étaient réunis lundi dernier à New York. Pour commencer, regardez les données du Wall Street Journal, source efficace et fiable – accessibles gratuitement ici.

Constat :

  • comme vous le voyez sur le lien du Wall Street Journal 100 valeurs ont fait de nouveaux plus-hauts annuels tandis que 94 inscrivaient des plus-bas annuels. La règle est donc bien respectée ;
  • de plus, comme vous pouvez le constater sur le graphique suivant, le troisième postulat était bien valide lundi dernier (flèche verte sur le graphique).

NYSE COMPOSITE
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

La théorie nous dit que, pour être confirmé, le présage d’Hindenburg doit survenir au moins deux fois au cours des quatre semaines suivant l’apparition du premier signal. En ce qui nous concerne, la date à retenir est le lundi 23 juillet 2012 à la clôture.

Dans un passé assez récent, la validation de ce critère – apparu à trois reprises les 13, 21 et 22 juin 2007 – avait par exemple été constatée avant l’éclatement de la crise des subprime. Et on connaît tous la suite… un krach de plus de 50% jusqu’en mars 2009. Sur ce point, il est d’autant plus intéressant de noter que les divers krachs enregistrés sur le NYSE depuis 1985 ont TOUS été précédés par ce fameux présage.

Alors évidemment cela ne marche pas à tous coups. Par exemple, en août 2010, ce signal était apparu. Et ensuite, les rumeurs du premier Quantitative Easing de la Fed, fin août, avaient invalidé la chose et permis un rebond des indices. S’il n’est pas exclu que cette invalidation se reproduise en fin d’été (beaucoup d’attentes quant à un probable QE3), on n’est jamais trop prudent et mieux vaut être averti de cela avant un mois d’août qui s’annonce encore mouvementé. A suivre donc d’ici la fin de l’été.

Si vous voulez nous rejoindre pour nos prochains trades, c’est par ici !

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Mathieu Lebrun

Rédacteur en Chef d'Agora CFD et de Mon Portefeuille Zen
Mathieu Lebrun est analyste financier. Il commence sa carrière chez Fortis Banque pour intégrer la table de négociations sur devises au sein de la salle des marchés du groupe Natexis Banques Populaires. En 2004, il intègre un cabinet de conseil sur produits dérivés en tant qu'analyste technique et obtient son diplôme d'Analyste Technique délivré par la STA (Society of Technical Analysis).

Depuis près de 10 ans, il s'est forgé une solide expérience sur les marchés financiers. Au printemps 2010, il décide de créer un service de trading simple et efficace : Agora CFD.

Pour ses abonnés, il combine à merveille sa lecture des différentes classes d'actifs et leur corrélation pour en tirer le meilleur. Le moins que l'on puisse c'est que ses résultats parlent pour lui, avec des gains de 100%, 70% ou encore 210%. Par ailleurs, Mathieu est aux commandes du service Mon Portefeuille Zen.

Le but de ce service : guider les investisseurs individuels pour qu'ils gardent le contrôle de leur portefeuille même quand tout va mal. Dans Mon Portefeuille Zen, Mathieu -- grâce à un système très simple -- vous aide à filtrer la crème de la crème des valeurs et vous accompagne quelles que soient les conditions boursières.

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