Cela fait deux ans que j’ai lancé mon service. Il est temps de faire un point sur mes performances. Pour ce faire, je reviens sur une notion souvent utilisée en gestion, le fameux ratio de Sharpe. J’ai tenté de l’appliquer de manière indirecte et figée à l’ensemble des trades réalisés depuis deux ans.
Le résultat est plutôt bon…
◊ Le ratio de Sharpe
Ce ratio permet de mesurer la rentabilité d’un portefeuille actions en fonction du risque pris. La finalité est donc de savoir quel est le surplus de rendement obtenu par “dose” de risque prise (sur les marchés, le risque est synonyme de volatilité).
Autrement dit, pour schématiser les choses sur une action, un portefeuille composé uniquement de valeurs à fort bêta, comme Alcatel ou Axa, aura une rentabilité plus élevée. Ce type de valeur bougeant plus vite que le marché, elles offrent un rendement potentiel plus élevé mais n’oubliez jamais que c’est au détriment d’une volatilité (et donc d’un risque) plus élevée.
Donc un gestionnaire “A” positionné uniquement sur des valeurs de type Alcatel qui gagnerait 10% par an peut, au final, être jugé comme étant moins performant (selon les critères de gestion) qu’un gestionnaire “B” positionné sur du France Telecom ou du Sanofi, titres à plus faible bêta mais moins volatils.
Pour bien comprendre, revenons à notre ratio de Sharpe. La formule de calcul est la suivante :

En termes explicites, cela donne :
Ratio de Sharpe =
(Rentabilité du portefeuille – Rentabilité du taux sans risque*) / Ecart-type du rendement du portefeuille
De ces résultats se dégagent deux hypothèses :
- si le ratio est compris entre 0 et 1, ce n’est pas bon. Cela veut dire que le rendement est obtenu par une prise de risque excessive ;
- si le ratio est supérieur à 1, c’est tout bon. La surperformance du portefeuille est obtenue avec une prise de risque moindre ou tout au plus égale.
En résumé, un bon ratio est obtenu lorsque la hausse du rendement est beaucoup plus forte que la hausse du risque associée pour y parvenir. C’est évidemment ce second cas vers lequel tout investisseur souhaite tendre.
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◊ Les performances d’Agora CFD
Je ne vais pas vous détailler trade par trade toutes mes prises de position depuis deux ans. Mais pour synthétiser, disons que le rendement net, de notre portefeuille global avoisine les 45% en cette fin juin.
Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser une chose. Je parle bien de rendement net. C’est-à-dire celui incluant les frais de courtage. Inutile de vous faire un dessin, mais c’est vrai que les CFD sont tout simplement les produits les moins chers du marché : aucune commission sur les indices et les matières premières et, en moyenne, 5 euros l’ordre sur une action (chez Saxo Banque par exemple). A raison d’une moyenne de 10 trades par mois, dont plus de la moitié sur action, je vous laisse faire le calcul de ce qu’est la performance brute de mes conseils…
Au-delà du résultat global qui est en soit satisfaisant, ce qui est également important c’est aussi la régularité et la faible volatilité de notre portefeuille (nous y voilà). En effet, inutile de faire un coup à +80% si c’est pour en reperdre autant sur le trade suivant. Dans ce cas, la volatilité, et donc le risque, sont assez peu lissés. Tout l’enjeu pour être gagnant dans la durée est donc de savoir gérer les inévitables phases de “moins bien” afin de lisser le risque.
Au global, l’analyse de mon portefeuille figé (positions clôturées) donne le résultat suivant : un ratio de Sharpe proche des 1,3 précisément. L’explication tient notamment au fait que mon ratio risk/reward (dont je vous parlais dans un précédent article) est historiquement très bon…
Pour résumer : suivre le ratio de Sharpe doit vous apprendre à gérer la volatilité de votre portefeuille pour ainsi en lisser le risque. C’est l’une des conditions pour être gagnant sur la durée.
Si vous voulez nous rejoindre pour profiter de cette bonne tendance (nous sommes sur une série de 10 positions consécutives dans le vert depuis le début du mois), c’est par ici !
*historiquement en France l’OAT est prise comme référence comme “placement sans risque” (notion probablement devenue un peu moins “fiable” ces dernières années).



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