Venez rencontrer nos spécialistes le 22 juin 2012 à l’occasion de la journée de l’Appel à la Résistance patrimoniale !
Posez vos questions aux nombreux intervenants de renom qui vous parleront du contexte économique et surtout des solutions dont vous disposez en tant qu’épargnant et investisseur particulier.
Découvrez le programme dans le message qui suit… et n’attendez pas pour réserver votre place.
Entre le ralentissement économique en Chine, la crise de la dette en Europe (Grèce/Espagne), et enfin, vendredi dernier, les mauvais chiffres de l’emploi US, le S&P 500 a lourdement rechuté. Après un mois de mai particulièrement maussade, je pense que l’heure est à la correction.
Entendons-nous bien : correction haussière ! Je vous étonne ? Voilà mes arguments. Attendez : je ne parle pas d’entrer dans une tendance haussière, mais bien de jouer un rebond. Regardez.
◊ Tentative de décompte en Elliott
Regardez le graphique suivant et essayons de l’analyser ensemble.
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus
Depuis le top du début avril, nous pouvons clairement identifier un mouvement assez classique en Elliott en cinq temps :
- trois vagues impulsives de baisse (03/10 avril – 1er/18 mai – 30 mai/5 juin) ;
- deux vagues de correction (11/30 avril – 21/29 mai).
Quelques règles afférentes à cette théorie sont d’ailleurs bien respectées :
- des “overlap” qui tiennent. Comprenez ici le haut de chaque phase de rebond ne dépasse pas le bas de la précédente vague ;
- la vague 3 (notée “III” sur le graphique) est la plus longue, en extension.
Selon la règle de l’alternance propre à cette théorie, après l’impulsion (baisse donc) en cinq temps que nous venons de connaître, nous devrions aujourd’hui entrer dans une phase de correction haussière. Celle-ci devrait comporter trois temps, de type “A-B-C”. L’objectif est situé proche du haut de la vague 4 précédente, soit dans la région des 1 325/1 340 points.
Au-delà de ce premier argument technique, il y a deux autres points qui m’interpellent en ce début juin.
◊ L’indicateur AAII proche d’extrême
Le “AAII Investor Sentiment Survey” est un indicateur de sentiment (accessible gratuitement sur internet) qui mesure l’opinion du marché. Disons qu’il sonde un panel américain de gérants et d’investisseurs afin de connaître leurs anticipations de marché. On mesure ainsi le pourcentage d’intervenants haussiers, baissiers ou neutres. Voilà l’un des derniers résultats (dont je prends d’ailleurs connaissance chaque jeudi) :

Comme vous le voyez, le sentiment bearish vient de grimper à 42%, en hausse de 3,4 points. Or, selon les statistiques de l’indicateur, le S&P 500 inscrit un point bas majeur lorsque l’AAII est sur des extrêmes. Ah ! C’est donc un indicateur à prendre à contrepied.
L’idée sous-jacente étant que quand tout le monde est d’accord sur la baisse, tout le monde est déjà en position short (ou couvert) et il ne reste plus d’argent nécessaire pour entretenir une nouvelle vague de dégagements. Toute la difficulté réside évidemment à savoir sur quels niveaux ces extrêmes se situent. Selon mes statistiques, cela varie entre 45 et 50%. Alors vous allez me dire, nous n’y sommes pas encore.
Certes. Mais n’oubliez pas trop vite que cet indicateur nous parvient un jeudi. Autrement dit, le dernier sondage ne tient pas compte des chiffres de l’emploi US de vendredi dernier. Aussi, vu la déception sur ces chiffres en fin de semaine dernière (et la chute du S&P 500 qui a suivi), la proportion de bearish qui sera publiée demain risque probablement d’avoir augmenté autour des 45%… Cette fois dans la zone d’extrême !
Enfin, il y a un dernier élément qui me paraît assez “fou” aujourd’hui : la situation de l’obligataire refuge.
◊ Bund et T-Note sur des plus-bas historiques
Avec l’aversion au risque, l’obligataire refuge est revenu sur des niveaux qui sont, selon moi, difficilement tenables. Les rendements sont tout simplement sur des plus-bas historiques. Comble de la situation actuelle, les rendements des taux courts allemands sont même passés en négatif la semaine dernière (les investisseurs acceptent de PAYER pour avoir du papier allemand !).
Et aujourd’hui, sauf à envisager une poursuite de la hausse en ligne droite (à mon sens assez peu probable vu la pente des cours depuis quelques semaines), ce mouvement va temporiser.
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus
Donc, par le jeu habituel des vases communicants, l’argent qui sortira de l’obligataire se reportera sur les classes d’actifs plus risquées, les indices actions en premier lieu !
◊ Comment en profiter ?
Personnellement, j’ai en ce moment quelques segments à l’oeil. Outre les financières qui amplifieront probablement le mouvement (mais qui restent évidemment très spéculatives), il y a le secteur des utilities.
Ce secteur est, à mon sens, assez intéressant en ce moment, surtout en Allemagne ou en France. Sans rentrer dans le détail, les sociétés de ce secteur présentent une corrélation historique assez forte avec l’évolution des taux longs. En effet, les groupes comme EDF ou GDF-Suez sont endettés à long terme. Or, aujourd’hui, avec des rendements du Bund et de l’OAT en chute libre (respectivement sous les 2,25% et autour des 1,15%), le risk/reward sur ce segment commence à devenir particulièrement attractif…
Et n’oubliez pas : si vous voulez me rejoindre dans mes prochains trades, c’est par ici !



Un commentaire
Laissez un commentaire »
Poursuivre le débat
[...] parution dans le Billet du Trader le 06/06/2012. AKPC_IDS += [...]
06 juin 201211:19