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Analyste et rédacteur du service de trading Agora CFD
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Après un mois d’août particulièrement agité, je m’attendais à une rentrée un peu moins mouvementée. Et bien il n’en est rien. Bien au contraire. Sur le CAC 40, les gaps se succèdent au gré de l’humeur des intervenants ou des rumeurs du moment… Un véritable “gruyère” comme je le disais à mes abonnés il n’y a pas si longtemps !
◊ Un gap c’est quoi ?
Tout d’abord, définissons ce qu’est un gap. Un gap est un trou de cotation dans lequel il n’y a aucun échange. En théorie on en distingue trois types : les gaps de rupture (breakaway), de poursuite (runaway) et d’essoufflement (exhaustion).
Mais très franchement ces derniers temps, les qualifier avec précision est un exercice particulièrement délicat. Regardez ce qu’il s’est passé en septembre.
◊ Trois gaps weekly en septembre !
Un simple coup d’oeil sur le graphique journalier de notre indice local et tout est dit.

Pour agrandir le graphique, cliquez dessus
En moins d’un mois, nous avons constaté pas moins de trois “gaps weekly” consécutifs. Un gap weekly, c’est une ouverture du lundi matin en baisse importante. Ce phénomène est par nature déjà assez rare. Mais alors, trois, consécutifs, cela ne s’était tout simplement jamais produit sur le CAC 40.
Comme si cela ne suffisait pas, nous avons eu, en plus, deux autres énormes gaps durant la semaine… ce qui porte donc à cinq le nombre de “trous d’air” en un peu plus de trois semaines. Voilà pour les faits.
Je note toutefois la semaine dernière qu’une structure assez intéressante est intervenue : un “îlot de renversement” (island reversal). Dit autrement, après un gap baissier sous les 2 900 points le 22 septembre, nous avons un gap haussier (27 septembre) au-dessus de ce niveau. Pour les intervenants à court terme que nous sommes, la situation n’est pas des plus aisées. D’autant que l’amplitude des mouvements est très importante : plus de 3% en moyenne à l’ouverture.
Faut-il alors passer haussier et si oui pour quel potentiel ?
◊ Nouveau bear market rally ?
Après le comblement du gap du 5 septembre, la zone horizontale des 3 250/3 300 points peut éventuellement être envisagée comme objectif.
Mais, comme cela avait été le cas à la mi-septembre (le CAC avait repris près de 300 points en quatre séances), la correction haussière de ces derniers jours n’en reste à ce stade pas moins une correction classique dans un marché baissier.
Car n’oubliez pas trop vite que l’impulsivité des rebonds correspond pleinement à des structures de “bear market rally” ; des rachats de short ” à tout prix” en cascade.
◊ Quelle attitude adopter ?
Comme je le disais à mes abonnés dernièrement, sur les marchés, nous nous enrichissons seulement 20% du temps. Les 80% restant ne sont là que pour rogner notre capital.
L’expérience m’a appris (crise des années 2000 et 2008) qu’il y a certains moments sur les marchés où il faut savoir rester “cash”. Savoir faire le “dos rond”, laisser passer l’orage est tout sauf une erreur. Vous pouvez par exemple réduire votre risque ou moins trader et n’intervenir qu’au cas par cas quand votre conviction est forte.
C’est en tout cas mon approche en ce moment et, en toute humilité, je pense que ce n’est pas une erreur dans ces marchés guidés par l’émotivité. En tout cas, la performance globale de notre portefeuille frôle à fin septembre les 30% depuis un peu plus d’un an… plutôt pas mal vu les circonstances !
[NDLR : PIB US, chômage ou encore stocks de pétrole. Ces indicateurs économiques provoquent très souvent de brusques variations intraday. Or, vu la rapidité des mouvements en question (quelques minutes), il est impossible de les traiter manuellement dans l'instant. C'est là qu'intervient la stratégie intraday Flash Trade ! Si vous voulez vous aussi “jouer” les statistiques économiques via les CFD, cliquez ici.]



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