S&P 500 : les trimestriels comme catalyseur de baisse ?.

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Il y a deux semaines, je vous parlais dans ces colonnes de la situation précaire dans laquelle se trouvait le S&P 500. J’évoquais alors le risque d’une correction sous les 1 345 points. Cette résistance a tenu : la baisse débute.

A quoi faut-il s’attendre aujourd’hui alors que le bal des publications de résultats commence ?

Les coûts augmentent plus vite que les revenus
Les entreprises risquent d’être confrontées un double effet ciseau :

  • d’un côté il y a la hausse de leurs coûts de production (en cause l’énergie et les matières de bases) et des coûts de financement (remontée des taux d’intérêt) ;
  • de l’autre : des ventes qui stagnent. La consommation reste atone dans les pays occidentaux ; dans les émergents, les politiques de resserrement monétaire commencent à se mettre en place pour enrayer la surchauffe.

Bilan des courses : si les charges augmentent, à l’inverse, les chiffres d’affaires risquent de stagner. Outre les politiques de croissance externe (fusions/acquisitions, et je suis d’ailleurs en train de préparer un dossier sur le sujet), je vois mal comment la croissance des chiffres d’affaires ne pourrait pas aujourd’hui plafonner.

D’ailleurs, le consensus des analystes se retourne depuis le début de l’année. Ainsi, comme l’illustre le graphique suivant (Source : l’Agefi du 13 avril), au sein du Stoxx 600, les “upgrades” d’analystes (révisions à la hausse) de prévision de BPA pour 2011 se rééquilibrent face au nombre de “downgrade” (révisions à la baisse). Les probabilités de “bonnes surprises” lors des prochaines publications sont donc amenées à diminuer.

Graphique : DJ Stoxx 600Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Au regard des indications données la semaine dernière par Alcoa par exemple, ce constat semble se confirmer. En effet, si même un leader comme le géant américain de l’aluminium se dit pénalisé et prudent face à l’envolée de ses coûts de production qu’en sera-t-il pour les acteurs de taille plus réduite ? C’est à mon avis tout l’enjeu des prochaines semaines.

Voyons maintenant où nous en sommes au niveau graphique.

Une correction est en cours sur le S&P 500
Graphiquement, le S&P 500 a buté sous les 1 345 points la semaine dernière. Selon mon décompte, au sein d’une correction traditionnelle en trois temps de type “A-B-C” à moyen terme, après une première vague de baisse (A), le rebond réalisé jusqu’au 10 avril s’assimile toujours au premier temps (“a”) de la vague B. Depuis le début de la semaine dernière, le second temps (vague “b”) est amorcé. Tant que la région des 1 340 points n’est pas franchie, l’objectif immédiat de baisse de ce mouvement reste donc situé sur les 1 280 points.

Graphique : S&P 500Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

D’ailleurs, sur les contrats de taux (je vous en avais déjà parlé dans mon article de début avril) le T-Note américain montre des signes de force à l’approche de ses points bas. Cela est donc tout à fait cohérent entre les différentes classes d’actifs (par effet de symétrie, je vous rappelle que l’un baisse quand l’autre monte).

Graphique: T-NotePour agrandir le graphique, cliquez dessus

Que faire aujourd’hui ?
Après la première vague de baisse en début de la semaine dernière qui a déjà permis à mes abonnés de matérialiser un gain de 20% sur l’indice élargi américain mardi dernier, je surveille de près tout rebond proche des 1 330 points pour intervenir de nouveau à la baisse.

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Mathieu Lebrun

Mathieu Lebrun est analyste financier. Il commence sa carrière chez Fortis Banque pour intégrer la table de négociations sur devises au sein de la salle des marchés du groupe Natexis Banques Populaires. En 2004, il intègre un cabinet de conseil sur produits dérivés en tant qu'analyste technique et obtient son diplôme d'Analyste Technique délivré par la STA (Society of Technical Analysis).

Depuis près de 10 ans, il s'est donc forgé une solide expérience sur les marchés financiers. Au printemps 2010, il décide de créer un service de trading simple et efficace : Agora CFD .

Il optimise le potentiel des CFD avec deux stratégies complémentaires :
- D'un côté, des prises de positions actions en levier 10 avec l'"Onde de Choc "
- De l'autre, des stratégies automatiques simples et peu chronophages (car préprogrammées) visant à "jouer" les publications des statistiques économiques phares en levier 20 sur l'or, le brut et les indices, avec le "Flash Trade ".

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