2010 : quel bilan ?
Le Billet du Trader ferme ses colonnes le temps d’une courte trêve hivernale.
Pour tout un chacun l’heure est aux bilans. Alors que retenir de cette année 2010 ? Si je ne devais retenir que deux sujets marquants, je choisirais immanquablement l’explosion des dettes publiques occidentales et la flambée des matières premières.
Marché sous pilote automatique, Paris ne répond plus
2010 fut l’année de la robotisation pleinement assumée et tolérée des marchés. Sans vouloir se livrer à une fastidieuse énumération des bizarreries ou criantes anomalies des cours par rapport à l’actualité sous-jacente qui ont émaillé les dix-huit derniers mois, jamais les indices n’avaient progressé autant de fois — c’est-à-dire presque systématiquement — les jours où les mauvaises nouvelles prédominaient.
Profitez des sautes d’humeur des marchés
Les cycles boursiers correspondent à des cycles émotionnels assez précis, passant de l’optimisme à l’euphorie puis à la peur et à l’abattement, avant de revenir à l’optimisme. Mauvaise nouvelle : nous sommes probablement au dernier stade avant la rechute…
Coton : la hausse a été époustouflante. Comment sera la baisse ?
Jamais le coton n’avait enregistré un gain annuel aussi important depuis… 1973. Jamais son cours n’a été aussi élevé depuis… 140 ans. Vous savez que je déconseille, pour des raisons morales et éthiques, de jouer les softs à la hausse.En revanche, participer à la baisse des cours en se plaçant short sur les softs, je n’hésite jamais ! Le coton est probablement un bon candidat.
Les secteurs défensifs à la peine en période de remontée des taux
Comme je le disais dans mon précédent article, la remontée des taux longs observée depuis le début du mois amène différentes implications. Si à la base ce mouvement est favorable aux actions par un phénomène de “vases communiquants” — lorsque l’appétit pour le risque revient, l’argent sortant des produits obligataires se reporte sur les actions –, une autre conséquence est cette fois moins réjouissante… surtout pour les secteurs défensifs.
Dax : le fort s’affaiblit, mauvais présage pour 2011
L’Allemagne a connu une année faste : une croissance de près de 4%, un taux de chômage ramené à 7%. C’est tout simplement du jamais vu depuis la réunification, et l’indice allemand, le Dax, est aujourd’hui proche de ses plus hauts de l’année après une hausse quasi ininterrompue depuis le mois de février. Comme nous le verrons peu après, son graphique n’a rien à voir avec celui du CAC 40 ou encore celui de l’Ibex (Espagne).
Quelle fin d’année pour le CAC 40 ?
La hausse des cours est-elle proportionnelle au niveau de pollution engendrée ? Cela ressemble à une plaisanterie mais les marchés ne plaisantent pas avec tout ce qui ne génère pas de profits en quantité (potentiellement) illimitée.
Une fin d’année explosive sur le Forex ?
La trêve des confiseurs semblait avoir démarrée dès la semaine dernière.
En raison d’un agenda mince et d’une pause nécessaire après plusieurs semaines d’agitation sur les devises, le Forex s’est offert un petit break.
Pas sûr pourtant que ce repos soit de longue durée, car avec un agenda bien chargé cette semaine, les graphiques devraient à nouveau s’agiter fortement !
Remontée des taux longs = sortie de crise ?
Le fait marquant de la semaine dernière réside assurément dans la remontée des taux longs. Si dans un premier temps cet élément est favorable aux marchés actions — l’argent se reporte sur d’autres classes d’actifs présentant un rapport rendement/risque plus attrayant –, ce mouvement n’en est pas moins à l’encontre de ce que souhaitait M. Bernanke avec son QE2 (Quantitative Easing) annoncé début novembre.
Le Nasdaq : une des clés pour 2011
Les indices américains sont revenus tester leurs plus hauts annuels ces derniers jours. Et ce, malgré des chiffres décevants concernant le chômage américain au mois de novembre.
Alors que la fin d’année approche, je voudrais aujourd’hui faire un point avec vous sur l’indice des 100 plus grandes valeurs technologiques cotées aux Etats-Unis : le Nasdaq 100.
Jouez le repli de l’or !
Le Forex permet de jouer toutes les devises du monde, les unes contre les autres. Mais il permet aussi de jouer l’évolution de la “relique barbare” de façon agressive et technique.
Ainsi la paire XAU/USD ou Gold vous permet de traiter l’once d’or face au dollar américain directement depuis votre plateforme Forex.
Le Nasdaq 100 se voit plus beau qu’en octobre 2007 : un vrai prodige !
Wall Street teste ses meilleurs niveaux de l’année ou améliore ses records à la marge. En cette période d’habillage des bilans de fin d’année, rien que de très classique… Le Nasdaq 100 peut-il s’envoler vers les 2 400 points, ce qui serait du jamais vu depuis fin janvier 2001 et la bulle des “dot.com” ?
2010 ? 1929 en plus lent…
La crise boursière est-elle en passe d’être résolue ? Peut-être pas…
L’attitude optimiste consiste à croire que les gouvernements parviendront à atténuer la violence des chocs, à les diluer dans le temps, à grands coups de programmes de stimulus, d’assouplissement quantitatif et de dettes publiques ; des pommades appliquées sur une jambe de bois.
OPRA : opération réjouissante pour actionnaires ?
Environnement SA, LVL Medical, IEC Professional Media, Radiall ou encore Etam… Toutes ces entreprises cotées ont la particularité d’avoir réalisé des offres publiques de rachat sur leurs titres ces derniers mois. Fertile…
Le but ? Comme je vais vous l’expliquer, c’est un moyen de créer de la valeur dans une économie qui n’a pas de croissance et de satisfaire ainsi les actionnaires… Je vous explique la manoeuvre.
Le marché obligataire “périphérique” guide l’appétit pour le risque
Comme je le disais aux abonnés d’Agora CFD mercredi matin, l’attention des marchés est de nouveau restée focalisée, la semaine dernière, sur la question de la dette des Etats européens périphériques — après l’actualité irlandaise récente, les craintes d’une contagion ont de nouveau ressurgi. Dans ce contexte tendu, certains pays, au coeur de cette actualité, ont passé des tests clés : les adjudications de dettes. Les résultats du Portugal mais surtout l’Espagne ont, quant à eux, rassuré le marché.
Pétrole : la bataille de la zone des 91/95$ sera cruciale à moyen terme
Ces derniers mois, le pétrole ne fait pas vraiment les gros titres de l’actualité. Coincé entre 70 et 91$ — alors que l’argent ou les matières premières agricoles ont flambé –, l’année n’a été très faste pour l’or noir. Pourtant, sur fond d’une vague de froid précoce qui sévit actuellement en Europe, le pétrole, source d’énergie par excellence, vient se rappeler à nos souvenirs et tutoie à nouveau ses sommets de début mai, à 91$ pour le Brent.
DAX vs CAC : l’aigle allemand déplume le coq gaulois
Alors que la plupart des politologues et des économistes font l’apologie du couple franco-allemand, de son destin commun, de son rôle central dans l’Eurozone, de la convergence de leur approche des problèmes… les marchés, pour leur part, semblent estimer que l’un des deux conjoints supérieur à l’autre.
En fin d’année, jouez défensif !
En raison des grands mouvements du dollar, de l’or, du pétrole et des actions, il est plus prudent (malgré les rallys de fin d’année) de “jouer défensif” en ce moment. Au cours des derniers mois, il semblerait que tous les marchés aient été corrélés au dollar US. Si vous faites une analyse inter-marchés récente sur les graphiques de l’or et du S&P 500, vous verrez qu’à chaque fois que le dollar US a bougé… cela a eu un impact direct sur la direction de l’or et du S&P 500.
Les insiders paniquent : krach à l’horizon ?
Au cours des six derniers mois, les initiés des grandes capitalisations américaines ont vendu 120 millions d’actions, tout en en achetant 38 000. Soit 3 177 fois moins… une asymétrie qui n’a jamais été aussi grande. Surtout, elle semble révélatrice de la solidité de la soi-disant reprise actuelle. Les dirigeants, présidents, directeurs d’entreprise vendent. C’est pourquoi vous n’avez probablement pas intérêt à être haussier à moyen terme.
