Crise boursière : un an après où investir ?

| |

Un an après mars 2009… Que s’est-il réellement passé sur le plan boursier ? Les points que je vais développer nous permettront d’y voir plus clair sur l’avenir des marchés financiers.

Fin mars 2009, situation apocalyptique

A cette période, tous les analystes s’étaient mis d’accord : c’était la fin du monde pour les marchés boursiers. Au même moment, je donnais une conférence intitulée “Profitez de la Crise” le 30 mars 2009 (une vidéo est disponible en cliquant ici).

Comme vous pouvez le constater sur le graphique ci-dessous montrant le CAC40 fin mars 2009, l’indice phare parisien venait de perdre plus 50% de sa valeur depuis les hauts de 2007 (autour des 6 200 points) en touchant un point bas juste au-dessous des 2 500 points.

Telle était la situation en mars 2009 ! Nous étions peu nombreux, comme mon ami Marc Touati et moi-même, à voir le début de la fin de la crise boursière. Pourtant, la fin d’une crise économique arrivant souvent au moins un an après.

Graphique du CAC40 en mars 2009

Avril 2010, le paradis retrouvé ?

En avril 2010, la crise boursière paraît bien loin, personne ne se souvient plus de ce qui s’est passé un an plus tôt : les gouvernements ont pris des mesures exceptionnelles pour permettre à l’économie mondiale de repartir afin d’éviter ce qui s’est passé en 1929. Les banques centrales ont soutenu massivement les gouvernements ce qui a permis aux institutions bancaires et autres géants de l’automobile de passer cette étape difficile qu’était la crise.

Seulement les analystes, les économistes, les investisseurs ont-ils vraiment compris ce qui s’est réellement passé et en ont-ils tiré les leçons ? Rien de moins sûr !

La mémoire nous fait tous défaut, nous croyons malheureusement qu’à ce que nous voulons voir et non pas à ce qui se passe. Ci-dessous le graphique du CAC40 en avril 2010.

Graphique du CAC40 en avril 2010

Une question de mathématiques…

Je reçois beaucoup d’e-mails et d’appels de la part d’investisseurs cherchant des réponses à toutes leurs questions (comme notamment “Dites-moi Romain, où seront les marché dans un mois ?” Chers investisseurs… je vous promets que le jour où j’ai une boule de cristal, je vous en fais profiter). Et souvent, je suis atterré d’entendre l’optimisme complaisant de la majorité des investisseurs aujourd’hui. Pour vous, tout va pour le mieux car les marchés ont remonté.

Rien n’est plus faux ! Un petit rappel sur les mathématiques s’impose : le CAC40 ayant perdu 50% depuis ses sommets de 6 200 points, même s’il est remonté de 50% à 4 000 points, il lui reste encore 2 200 points à parcourir… soit 55% de hausse pour atteindre les 6 200, n’est ce pas ?! Mathématiquement le CAC40 perd encore 35% par rapport à ses récents plus hauts de 2007. Vous croyez vraiment qu’avec les conditions économiques et financières de nos Etats, les indices vont reprendre le terrain perdu ?

Mais du coup, je m’étonne moins quand ces mêmes investisseurs me disent être satisfait de ne perdre “que” 20 à 40% sur leurs portefeuilles. Quoi de plus naturel que de se satisfaire de -30% lorsqu’on en perdait -60% un an plus tôt ?

Que faire maintenant ?

Avec tous les cycles économiques connus depuis que la Bourse existe, il convient de retenir les éléments suivants car c’est de cette manière — en règle générale — que les flux d’argent se font par rapport à l’histoire des investissements :

- en début d’EXPANSION: Biens d’équipement — Technologie (Semi-conducteurs, Télécom, Logiciels) ;

- en fin d’EXPANSION: Energie (gaz, pétrole) — Matériaux de base (charbon, acier…) — Produits de base (nourriture, cosmétiques) ;

- en début de RECESSION: Services (électricité, distribution de gaz, d’eau) — Biens non-cycliques (soin santé, alcool, cosmétiques) ;

- en fin de RECESSION: Financières — Biens de consommation cycliques (voitures, loisirs).

Après les récentes annonces des gouvernements successifs évoquant la sortie de la phase de récession, il est maintenant temps d’investir sur les valeurs technologiques et de biens de consommation selon la roue de rotation sectorielle.

Je vous joins ci-dessous un graphique nous montrant l’évolution de l’ETF XRT (investi en valeurs de biens de consommation) par rapport à l’indice Dow Jones. Depuis fin février, le XRT grimpe nettement plus que l’indice d’origine de la Bourse américaine. Intéressant à noter…

Graphique de l'ETF XRT par rapport à l'indice Dow Jones

Author Image for Romain Delacretaz

Romain Delacretaz

Romain Delacretaz est l’un des experts les plus recherchés de l’industrie financière, il est le directeur fondateur de l’Institut de la Bourse. Trader Professionnel et ancien courtier de Bourse, il a déjà formé plus de 20000 traders à New York, Chicago, Londres, Genève, Milan, Montréal ou Paris. Les places de marchés travaillent de près avec Romain Delacretaz afin d’enseigner depuis les meilleures sources les techniques utilisées par les "traders de parquet".

Bâtissant sa réputation en 2001 en tant que pionnier à traiter les marchés américains actions et options, il a immanquablement marqué et continue de marquer les esprits par ses présentations sur le money management et les marchés dérivés. Interviewé régulièrement sur CNBC, la première chaîne d’information financière au monde, Romain Delacretaz est connu pour ses interventions audacieuses fortement appréciées des investisseurs lors des expositions, salons et conférences. Il offre des stratégies d'études uniques, et ses techniques pour produire d’excellents traders et investisseurs font partie des plus efficaces dans le domaine.

Ceux qui ont déjà suivi ses formations et séminaires au sein de l’Institut de la Bourse savent que Romain Delacretaz regorge de stratégies et de connaissances profitables opportunes à tout investisseur tout simplement parce qu’elles viennent des meilleures sources : les parquets des Bourses d’options et d’actions !

Romain a rejoint récemment les rangs du Billet du Trader pour vous faire profiter de son savoir unique en trading.

Un commentaire
Laissez un commentaire »

  1. jymesnil sur 30 avr 2010 à 16:45

    sortie de crise ?! j’avoue être perplexe :-) prenons la calculette, la Grèce va nous côuter des sommes folles, sans compter les autres PIGS, le chômage en Europe et aux USA qui ne baisse pas, la consommation ne risque pas de repartir…les montagnes d’actifs toxiques toujours stockés dans le “hors-bilan” et qui ne trouvent et ne trouveront pas d’acheteurs, ce n’est pas le feuilleton Goldman-Sachs qui pourra affirmer le contraire :-) , enfin les émergents sont en croissance certes mais c’est toujours une récession ailleurs…et les états qui vont devoir augmenter leurs taux et faire concurrence aux marchés actions …

Laissez un commentaire

En soumettant votre commentaire, vous acceptez de respecter nos politique de commentaire.