Alors qu’à la fin du mois vont débuter les traditionnels paiements de dividendes en France, j’ai choisi de revenir sur les modalités pratiques des CFD à ce sujet. Car oui, au-delà des autres nombreux avantages dont je vous parle depuis plusieurs semaines, les CFD sont également les seuls produits dérivés qui donnent droit au paiement du dividende. Même si dans le cadre de mon service Agora CFD, la question ne devrait pas se poser (puisque les durées de détention de mes lignes sont en général assez courtes), il m’a malgré tout semblé important de revenir sur le mécanisme de crédit/débit du compte selon que vous soyez en position acheteuse ou vendeuse sur un CFD. En effet, les mécanismes de comptabilisation ne sont pas identiques dans les deux cas, principalement pour des raisons fiscales.
◊ Cas d’une position longue
Quand vous détenez une position haussière sur un CFD sur action, vous n’êtes pas propriétaire de l’action sous-jacente. Contrairement à l’actionnaire classique, vous n’êtes pas propriétaire d’une “partie de l’entreprise”. A ce titre d’ailleurs, puisque ce n’est pas vous qui détenez l’action, vous n’avez d’ailleurs pas de droits de vote lors de l’Assemblée générale. Mais bon, revenons aux modalités de distribution du dividende.
Avec les CFD, c’est votre courtier qui est détenteur de l’action et qui doit donc s’acquitter de l’impôt. En conséquence, contrairement à un titulaire d’action classique, lorsque vous êtes en position longue vous ne touchez pas l’intégralité du dividende détaché. Votre compte sera crédité des dividendes nets distribués sur l’action sous-jacente. En moyenne, et selon le broker et l’action considérée, vous recevrez environ 85% du dividende. Il peut y avoir des écarts qui sont liés principalement aux différences de taux d’imposition entre les divers pays sur lesquels on peut investir en CFD. En France, les 15% de différence correspondent au précompte mobilier. En pratique, lorsque vous êtes en position longue, le dividende est comptabilisé sur votre compte à la date de paiement officiel. En général, comme c’est le cas de Saxo Banque, il est inscrit sur une ligne séparée de votre relevé de compte jusqu’à la date effective de paiement. C’est alors seulement à cette date que vous verrez effectivement les liquidités correspondantes être créditées sur votre compte.
◊ En position short
A l’inverse, si vous êtes en position vendeuse, c’est 100% du dividende que vous devrez financer. Dans ce cas, vu que l’on ne parle plus d’imposition (qui plus est, une fois le coupon détaché, le titre se traitera sans le dividende payé), il est donc logique que vous n’ayez pas le beurre et l’argent du beurre. En pratique, c’est votre broker qui va évaluer et ajuster le prix du CFD à la clôture du jour de bourse précédant le jour officiel de paiement du dividende.
◊ L’importance des calendriers
Dans toutes les situations, lorsque vous prenez une position en CFD, il est important de vous tenir informé des versements de dividendes prévus, que ce soit par l’intermédiaire de la presse financière ou via des sites internet spécialisés précisant ce type d’informations (date de détachement, de règlement…).



utiliser les CFD, en espérant des dividendes me semble paradoxal….les entreprises à dividendes sont rarement les plus dynamiques, elles compensent avec des dividendes les pertes parfois considérables sur le cours. Les CFD ne sont pas vraiment adaptés au delà du swing trading. N’est-il pas plus pertinent d’aller vers des ETF ?!
Bonjour,
Oui mon article n’a pas vocation à vous conseiller d’investir sur les CFD pour les dividendes. Comme vous le dites très bien d’ailleurs, je pense que les CFD sont plus appropriés pour des durées de détention courtes.
Cordialement,
Mathieu Lebrun