Comment trader les réunions monétaires des Banques centrales

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Ce fut une véritable surprise hier matin : contre toute attente, la Banque centrale d’Australie a décidé d’augmenter de 0.25% son taux directeur pour le fixer à 3.25%. L’Australie est donc le premier pays du G20 à officiellement stopper la politique d’assouplissement monétaire.

Comme à chaque fois : une annonce de nouveaux taux ou un commentaire de la part des gouverneurs de Banques centrales amène son lot de volatilité et de fébrilité sur le marché des devises. Voyons comment ça marche.

L’impact des taux

Il est tout d’abord utile de faire la différence entre les différents taux directeurs. Il en existe trois :

- le taux des dépôts : ce taux détermine à quelle hauteur vont être rémunérés les dépôts des institutions à la Banque centrale ;

- le taux d’escompte : il concerne les prêts à très court terme (quelques jours) et est déterminé précisément lors de fenêtres d’escompte pendant lesquelles les Banques centrales vont proposer des liquidités aux autres institutions. A noter que la BCE appelle ce taux “le taux de prêt marginal” ;

- le taux de refinancement : c’est lui le plus médiatique des taux directeurs. Il détermine le coût de l’argent pour les établissements qui veulent se financer.

Vous l’aurez sans doute compris, plus ces taux sont bas, plus on encourage l’investissement et la consommation avec de l’argent “pas cher”. Mais le risque, à force d’augmenter les liquidités disponibles, c’est d’engendrer de l’inflation.

A l’inverse, si des taux forts permettent de lutter contre l’inflation, ils rétrécissent les accès au crédit et pénalisent donc plus facilement la croissance d’une économie.

Pourquoi les intervenants sur le Forex scrutent les taux ?

Une devise aura tendance à s’apprécier quand les taux sont forts, vous l’aurez remarqué. Mais savez-vous pourquoi ?

Assez simplement, et en dehors de considérations plus macro-économiques, il faut se souvenir qu’une monnaie avec un taux directeur haut est fortement rémunérée : elle attirera les investisseurs et sera recherchée.

Des taux directeurs bas, qui facilitent le crédit, auront tendance à provoquer la vente de la devise concernée.

Et voilà : je viens de vous expliquer la base du carry trade. Empruntez une devise à faible coût et investissez dans une devise à forte rémunération. Simple, non ?

Et bien, non pas si simple. Car si ce schéma est relativement aisé à utiliser quand la santé de l’économie est correcte, il devient très compliqué quand une crise s’empare des rouages du marché du crédit.

◊ Pris au piège du taux zéro ?

J’en viens donc à vous parler de la situation actuelle afin de mieux comprendre les enjeux des réunions de cette semaine en Angleterre et en zone euro.

Toutes les grandes Banques centrales ont baissé leurs taux directeurs de façon drastique, de la Fed en passant par la BCE et la Bank of England (BoE). Il n’y qu’à jeter un oeil sur ce graphique.

Ainsi, les stratégies de carry trade ont perdu, ces derniers mois, beaucoup de leur attrait avec non seulement des taux faibles mais une instabilité incompatible avec une telle stratégie.

Mais voilà aujourd’hui, la crise est finie.

Non… pas pour vous qui vous rendez chaque jour au bureau pour ne pas perdre votre job ; je parle là de la crise financière. Les banques sont sauvées et c’est désormais l’économie bien réelle qui va devoir se sortir d’un piège… lui aussi bien réel. Il va falloir ainsi que le monde arrive à relancer la machine économique et l’emploi, tout en limitant les risques de la déflation et de l’inflation.

Oubliez les chiffres, surveillez l’intox !

Désormais une nouvelle ère pour les traders Forex va débuter. Nous allons devoir apprendre à deviner qui va dégainer le premier un tournevis pour resserrer la vis monétaire et arrêter ce flux de liquidité.

On a vu ces dernières semaines le dollar perdre beaucoup de terrain face à l’euro qui jouit d’un taux plus favorable — ou encore face au dollar australien et ses 3% (aujourd’hui 3.25%) d’intérêts. Il semblerait qu’un point d’équilibre soit trouvé aux alentours de 1.50$ par euro.

Mais il y a fort à parier que, dès le premier tour de vis monétaire, la volatilité va reprendre de plus belle.

Et bien… ce sont ces rumeurs qu’il va vous falloir guetter car le monde du Forex est un monde d’anticipation. Acheter la rumeur et vendre la nouvelle : tel est le maître mot si vous décidez de prendre position à ces moments clés de la vie du marché.

Aussi, ce jeudi, quand la BoE et la BCE feront leur annonce, ce n’est pas le taux en lui-même qu’il faudra regarder mais plutôt tout ce qui pourrait vous indiquer un changement de ton sur la politique monétaire. Il faudra déceler le premier et interpréter au mieux les moindres mots des gouverneurs.

Le Forex se transforme alors en une gigantesque machine à intox et seul les plus aguerris et les plus visionnaires pourront profiter des mouvements générés par ces interventions. Vous devriez entrer dans le round !

Note de la Rédaction

Vous devriez immédiatement profiter des trades et de l’expérience de Jérôme sur le Forex

Ses quatre derniers trades, ont été exemplaires : avec un compte Forex de 10 000 euros, vous auriez engrangé 894 euros (soit +8,94%) en 10 jours, en ne mettant que 200 euros sur chaque trade !

Des exemples ?

- Le 21 septembre en achetant la livre sterling et en vendant le dollar, vous auriez engrangé 100 euros, et donc augmenté votre capital de 1% en 6 heures.

- Le 21 septembre, si vous vendiez l’USD/CHF, vous engrangiez 250 euros sur le trade en moins de 24 heures. Soit +2,5% de votre capital, avec la même prise de risque de 2% seulement.

- Le 21 septembre, encore et toujours (les trades et opportunités vont vite !), Jérôme décide de vendre l’USD/JPY : 12 heures plus tard, votre ligne vous a rapporté 250 euros et votre capital a encore augmenté de 2,5%.

- Eh enfin si vous aviez misé 2% de vos 10 000 euros à l’achat sur l’USD/CHF le 30 septembre dernier, deux heures plus tard, vous sortiez avec 294 euros. Soit +2,94% de votre capital.

Au total, c’est +8,94% d’augmentation de votre capital, pour une prise de risque ultra limitée ! Appliquez vous aussi ces trades simples sans tarder.

Author Image for Jérôme Revillier

Jérôme Revillier

Jérôme Revillier, 28 ans, est issu de l'industrie spatiale européenne. Passionné en finance, autodidacte, il a passé plusieurs années à chercher un marché de référence, pour finalement se spécialiser sur le Forex. Cette autoformation financière et son expérience technique lui permet de trouver toujours des opportunités originales et parfois à contre courant de la pensée de la sphère financière.

Co-directeur d'une société anglaise de conseil et de développement de systèmes automatisés sur le Forex, il trade également son propre compte. Depuis 2005, la baisse du dollar et les mouvements du yen lui ont permis de dégager des performances régulières à 2 voire 3 chiffres – et ont construit sa notoriété. Cependant, il concentre la majeure partie de son travail à améliorer la discipline et la gestion du risque, qui sont les deux notions primordiale pour le trader et surtout sur le Forex.

Jérôme est LE précurseur du trading Forex pour l'investisseur individuel. En plus du trading discrétionnaire, il utilise également des systèmes automatisés basés sur l'analyse technique pure et simple. Quelques traders privilégiés suivent ses recommandations quotidiennes dans le cadre de FxProfitTrader – un service de trading exceptionnel, pour les particuliers, qui a déjà permis d'accumuler 366% de gains en trois ans. Ses devises préférées ? Keep it simple et plan your trade and trade your plan.

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