Cher trader,
Si vous étiez retenu prisonnier au fond d’une grotte sans Internet ni radio ni moyens de communication et que ce qui vous manquait le plus était de connaître l’état des marchés, sachez que… ça va mal. Pour résumer, nous sommes donc repassés sous les 3 000 sur le CAC 40, nous avons enfoncé le support cher à nos analystes des 2 840 et avons même marqué un plus bas à 2 770.
Mais rassurez-vous : depuis, le marché a rebondi. Ouf !
Ouf ? Non, pas vraiment en fait. Nous avons pris hier une grande claque de volatilité sur un gain de 3,73%… emportés par… par quoi déjà ? De bonnes nouvelles macro-économiques ? Non, le rebond a été tiré par les bancaires.
Mais comme nous l’explique Philippe Béchade… dans La Chronique Agora d’aujourd’hui… il s’agissait d’un véritable “piège à ours” !
“Le marché parisien a rebondi ce lundi de 3,73% ; il efface ainsi trois journées et demies de pertes consécutives. Il ne faisait pas bon rester vendeur à découvert lorsque le CAC 40 a re-franchi les 2 920 points : l’indice n’a pas tardé à doubler la mise pour afficher +4% vers 16h30. Le signal du rebond est venu des valeurs bancaires, avec un titre BNP Paribas s’envolant de 17% au-dessus des 25 euros.
Les volumes d’échanges ont atteint 3,32 milliards d’euros à Paris. C’est relativement modeste par rapport à janvier 2008… mais c’est plutôt encourageant pour un lundi, bien qu’il ne soit pas encore question de rachats massifs.
Nous venons d’assister à un bear trap (scénario piège pour les “ours” baissiers) puisque les planchers de l’année 2008 avaient été enfoncés par les principaux indices à la fois les jeudi 22 et vendredi 23 janvier.
Il fallait par contre se méfier de la faible probabilité de voir un cycle record de 12 séances de repli sur une série de 13 (deux exemples seulement en 2008) se perpétuer encore 48 heures — surtout après une chute libre de 19% depuis le 7 janvier dernier, équivalente à celle observée à la même date en janvier 2008.”
Bien, j’espère que vous avez évité le piège, que vous aviez des stops serrés si vous jouez à très court terme… ou bien, comme je l’espère, que cela n’a pas remis en cause votre scénario baissier. Ici, à Agora, nous restons fidèles à notre conviction première : nous n’avons pas encore touché le fond.



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