Toutes les choses ont une fin, même les tendances baissières. Ce n’est pas un secret, car les marchés montent et baissent alternativement.
Mais le plus difficile, c’est de reconnaître les signes qui annoncent un changement de tendance à venir (ils peuvent être graphiques ou non) et surtout, comment en profiter en vous positionnant au plus tôt. Par exemple, si l’on revient sur la tendance baissière de ces derniers mois, quelles sont les valeurs qui pourraient faire partie du peloton de tête lors du changement de tendance ?
◊ Souvenez-vous, les problèmes ont commencé avec la fermeture des fonds de la BNP Paribas
Les marchés étaient déjà fébriles depuis plusieurs semaines, mais l’annonce de la fermeture de trois fonds de la BNP Paribas autour du 9 août a été le véritable détonateur de la dégringolade des places boursières. La crise des subprimes éclatait enfin. La crise de confiance qui s’en est suivie, en particulier sur le marché interbancaire, a accentué l’érosion des indices boursiers mondiaux durant plusieurs mois ; la tendance baissière se confirmait. Pendant cette période, le secteur bancaire a connu un véritable désamour en raison de son exposition sur le marché immobilier américain. Depuis le 9 août dernier, le titre BNP Paribas a perdu 36%, le Crédit Agricole 41%, Dexia 35% et la Société Générale a perdu, quant à elle, plus de 54%.
◊ Au feu les pompiers
Depuis la fin de l’été 2007, la Fed a essayé à plusieurs reprises d’éteindre l’incendie en déversant des liquidités et en baissant régulièrement ses taux d’intérêt. Mais rien n’y fait : beaucoup trop de banques avaient la corde au cou et les investisseurs avaient du mal à retrouver leur confiance. Il fallait donc laisser du temps au temps pour que le marché s’assainisse de lui-même.
◊ La fin de la purge, le coup de grâce de la Société Générale ?
Les cinq milliards de pertes de la SocGen ont plongé une nouvelle fois les indices boursiers dans la tourmente. Mais paradoxalement, ce coup de grâce semble avoir été salutaire et a permis une purge plus rapide des dernières ardoises bancaires liées aux subprimes. La purge passée, les premiers signes d’un changement de tendance ont commencé à faire leur apparition. Oui mais : ces signes d’inversion de tendance sont-ils durables ?
◊ Une livraison de carburant exceptionnelle
Comme pour la navette spatiale américaine, pour décoller le marché a besoin de carburant, c’est-à-dire de liquidités. La semaine dernière, en baissant encore de 75 points de base son principal taux directeur, la Fed a généreusement ouvert les robinets du financement des prêts interbancaires, pour une période indéterminée. Rien de tel pour alimenter les marchés financiers ; d’autant plus que les taux de la Fed se trouvent à des niveaux historiquement bas, à 2.25% depuis peu.
◊ Quand Pujadasse s’en mêle, la fin de la crise n’est pas loin
Mardi soir, David Pujadasse, le présentateur du JT du 20h00, a annoncé que les Etats-Unis étaient au bord du chaos et que le pays tout entier allait sombrer dans une grave récession, que sa population allait vivre une misère noire, et que les marchés financiers allaient s’effondrer.
Ma réaction immédiate ? “Super, c’est le moment d’acheter !”
Vous connaissez l’adage boursier, “Quand les médias annoncent la fin du monde, c’est le moment de revenir à l’achat”. Je me suis dit, qu’effectivement, ça sentait la fin de la tendance baissière.
Tous ces éléments non graphiques nous alertent bien souvent sur la fin toute proche d’une tendance, en l’occurrence ici baissière.
◊ Surveiller les perdantes
Les perdantes de ces huit derniers mois sont évidemment les valeurs bancaires. A l’origine de la tendance baissière, ce sont elles qui participeront activement dans la première phase de retournement du marché.
En effet, l’amélioration des conditions de financement, donc de la liquidité, profitera d’abord au secteur bancaire. Parmi les valeurs bancaires à privilégier, BNP Paribas s’est bien repris depuis plusieurs séances et préserve son point bas de janvier à 55 euros ; je pense que c’est un winner. Idem pour Crédit Agricole qui construit une zone de fondation au-dessus des 17 euros depuis la mi-janvier. Dexia, ma bancaire préférée, confirme déjà son retournement en se hissant au-dessus des 16.50 euros ; elle joue également la victoire. Parmi les assurances, je pense qu’Axa surperformera, avec une arrivée au sprint sur la ligne d’arrivée.
Mais que dire de la Société Générale qui a lourdement chuté en début d’année ? Elle sera probablement en queue de peloton, mais ne la négligez pas malgré tout.
Voyons tout cela d’un point de vue graphique maintenant. Pour vous comme pour moi, un graphe vaut mieux qu’un long discours.
Surveillez la sortie par le haut du biseau descendant.
D’abord deux mots sur les biseaux, et plus particulièrement sur les biseaux descendants. Souvent, ce sont des figures graphiques de continuation — mais pas toujours. Quand un biseau descendant apparaît dans une tendance baissière, il annonce quasi-systématiquement un changement de tendance à venir. Et c’est exactement ce que l’on constate sur le graphe de la Société Générale !

L’apparition d’un biseau descendant laisse entrevoir la fin de la tendance baissière en cours. Théoriquement, les cours devraient sortir par le haut de la figure graphique avant la fin du biseau. La divergence haussière* de l’indicateur de tendance, le MACD, renforce par ailleurs l’hypothèse que la tendance baissière tire sur sa fin.
◊ Pour le premier objectif, viser le haut du biseau
Dès la sortie du biseau, le premier objectif des cours est le haut du biseau lui-même, situé vers les 90 euros. Si les cours venaient à sortie du biseau proche des 65 euros, le ralliement du premier objectif à 90 euros permettrait de réaliser une performance de près de 40%. Le franchissement de cette première résistance confirmerait définitivement le changement de tendance. A court terme, un nouveau test de la borne basse du biseau est possible. Attendez donc la sortie du biseau et puis, achetez !
Bon trade !
PS : En tout cas, pour mon service 100%Warrants, ce sont exactement ces valeurs que je vais surveiller de très près. Il faudra choisir les warrants les plus adaptés, et les surveiller comme le lait sur le feu, car vous connaissez les warrants : ils peuvent grimper de 50% en quelques heures… mais au moindre frémissement, la chute est rapide ! Enfin, tout est bien sûr une question de risk/reward ; et ca, c’est mon travail !



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